Tanzanie : le HCR s'efforce d'endiguer une épidémie de diarrhée chez des réfugiés burundais

18 mai 2015

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué lundi avoir pris des mesures d'urgence, en collaboration avec les autorités de Tanzanie, pour contenir la propagation d'une épidémie de diarrhée aqueuse sévère chez les réfugiés burundais arrivés dans ce pays, alors que sept personnes sont mortes depuis mercredi.

Deux cas ont été diagnostiqués comme étant le choléra, mais le HCR a dit attendre la confirmation officielle d'un laboratoire de référence.

« La priorité du HCR est de travailler avec le ministère de la santé et les partenaires internationaux pour se préparer au pire et rapidement établir un centre de traitement du choléra à Kagunga », a déclaré la Représentante du HCR en Tanzanie, Joyce Mends-Cole. « Il y a seulement un petit dispensaire dans ce village, qui manque de moyens de diagnostic et de traitement, notamment de médicaments », a-t-elle ajouté.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés va envoyer rapidement des médicaments, pour compléter ce qu'on peut trouver sur place.

Kagunga est un petit village entouré par une chaîne de montagne escarpée du côté tanzanien de la frontière avec le Burundi. Il est accessible le plus facilement par bateau. Depuis que des réfugiés burundais ont commencé à arriver à Kagunga début mai, le HCR les a transportées par bateau à Kigoma et de là vers un camp de réfugiés à Nyarugusu.

Le HCR a pris des mesures préventives pour améliorer l'assainissement, l'hygiène et la détection précoce et a lancé une campagne d'information sur l'hygiène. L'agence a également intensifié ses efforts pour transporter les réfugiés hors Kagunga, grâce à un deuxième bateau et en collaborant avec les autorités régionales et l'Organisation internationale pour les migrations pour ouvrir un chemin permettant aux réfugiés de quitter Kagunga à pied.

Le nombre de réfugiés qui arrivent à Kagunga a fortement augmenté au cours des derniers jours et les conditions de vie sont devenues extrêmement difficiles. Selon les autorités locales, plus de 50.000 Burundais se trouvent dans ce village au bord du lac Tanganyika.

 

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