Mali : l'ONU se réjouit de la signature de l'accord de paix

15 mai 2015

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est réjoui vendredi de la signature à Bamako de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par le gouvernement malien et une partie des groupes armés, ceux dits de la Plateforme.

Il a félicité les parties et l'équipe de médiation menée par l'Algérie pour leurs efforts ayant produit ce texte équilibré.

« Le Secrétaire général considère que la signature par certaines des parties aujourd'hui est un pas important vers l'établissement d'une paix durable au Mali et espère sincèrement que les autres parties au processus d'Alger adhèreront à l'Accord dès que possible. A cet égard, il se réjouit également du paraphe de l'Accord par les groupes armés de la Coordination, le 14 mai à Alger », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

Selon la presse, les groupes armés de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) réclament des discussions supplémentaires. Jeudi, après avoir approuvé cet accord qui avait été validé en mars par les autorités maliennes et des mouvements pro-gouvernementaux, les groupes rebelles à dominante touareg avaient prévenu qu'ils ne viendraient pas le signer.

Selon le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon « est fermement convaincu que cet accord est une base solide sur laquelle construire une paix juste et durable au Mali. Il appelle les parties à laisser l'Accord ouvert à l'adhésion des parties restantes et à poursuivre le dialogue en vue d'obtenir la signature de toutes les parties dès que possible ».

Le chef de l'ONU a appelé l'équipe de médiation et les signataires de l'Accord à identifier les dispositions qui peuvent être mises en œuvre dans l'attente d'une signature par toutes les parties et à accorder la priorité aux aspects susceptibles de contribuer à un environnement propice pour y parvenir.

Le Secrétaire général a rappelé à toutes les parties que l'accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 et les déclarations de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 et du 19 février 2015 demeurent en vigueur et les exhorte à honorer leurs engagements en la matière.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, était présent à la cérémonie de signature de l'accord à Bamako.

Il a lu un message de Ban Ki-moon qui a insisté sur le fait que le texte même imparfait constituait "une excellente base pour la poursuite du processus de paix inter-malien". Le chef de l'ONU a regretté "qu'une des parties au conflit ne soit pas présente aujourd'hui".

"Le fait que seules certaines des parties signent l'accord de paix aujourd'hui ne peut en aucun cas servir de prétexte à la reprise d'opérations militaires contre les non-signataires", a-t-il poursuivi dans son message. "Les semaines et les mois à venir nous diront si les parties ont le courage de faire les gestes nécessaires à l'établissement de la confiance, au ralliement de tous les Maliens derrière l'accord de paix et à la pleine mise en oeuvre de cet accord".

 

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