Centrafrique : des groupes armés acceptent de libérer les enfants soldats

5 mai 2015

Les chefs de plusieurs groupes armés en République centrafricaine ont décidé de libérer tous les enfants qu'ils ont enrôlés et d'arrêter de recruter des enfants à l'avenir dans le cadre d'un accord signé mardi avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et de ses partenaires.

Entre 6.000 et 10.000 enfants se trouvent actuellement associés à des groupes armés en République centrafricaine, a indiqué un porte-parole de l'UNICEF à Genève, Christophe Bouliérac, lors d'un point de presse à Genève. Ce chiffre comprend non seulement des combattants mais aussi des enfants utilisés comme esclaves sexuels, cuisiniers ou pour d'autres tâches.

Selon l'UNICEF, la République centrafricaine est l'un des pires endroits au monde pour les enfants.

L'accord a été obtenu en marge du Forum national de réconciliation à Bangui qui s'est ouvert lundi. Le texte doit encore être mis en œuvre, notamment en ce qui concerne le calendrier de libération des enfants et leur retour dans leurs communautés.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, a pris part mardi à la signature de l'engagement des groupes armés. Au nom de la communauté internationale, il a souligné le lourd tribut payé par les enfants dans les périodes de conflit en raison de leur vulnérabilité.

Le Forum de Bangui réunit depuis lundi des chefs de groupes armés, des leaders religieux, des membres du gouvernement et du Parlement, des représentants de groupes de femmes et de jeunes.

Ce forum est considéré comme une étape cruciale pour le processus de réconciliation et pour préparer le terrain en vue d'un référendum constitutionnel ainsi que des élections législatives et présidentielle.

M. Gaye a déclaré lundi que la communauté internationale attendait les conclusions de ce Forum et le début de leur mise en œuvre pour se remobiliser dans le soutien multiforme qu'elle apporte à la République centrafricaine, en vue, notamment, d'élections libres, démocratiques et transparentes, ouvertes à tous, y compris aux réfugiés et aux personnes déplacées.

 

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