Ban Ki-moon regrette profondément l'exécution de condamnés à mort par l'Indonésie

29 avril 2015

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a vivement regretté mercredi les exécutions de condamnés à mort en Indonésie, malgré de nombreux appels dans le pays et à l'étranger en faveur d'un sursis, et a de nouveau demandé au gouvernement d'exercer son autorité et de commuer toutes les condamnations à mort.

Selon la presse, l'Indonésie a exécuté mercredi huit personnes pour trafic de drogue, dont quatre Nigérians, deux Australiens, un Brésilien et un Indonésien. Ils ont été extraits de leur cellule à l'isolement, conduits dans une clairière, attachés à un poteau et fusillés par un peloton d'exécution de 12 tireurs.

« Le Secrétaire général réaffirme sa conviction que la peine de mort n'a pas sa place au 21ème siècle. Ceci est aussi la conviction d'une majorité croissante de la communauté internationale : un nombre record de 117 Etats a voté en décembre 2014 à l'Assemblée générale des Nations Unies en faveur d'un moratoire sur l'utilisation de la peine de mort », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Le Secrétaire général exhorte tous les pays où la peine de mort est encore en place à rejoindre ce mouvement et à déclarer un moratoire sur la peine capitale en vue de son abolition », a-t-il ajouté.

Plus tôt, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a vivement dénoncé les exécutions de condamnés à mort par l'Indonésie malgré les appels internationaux à la clémence.

« L'Indonésie lance des appels à la clémence lorsque ses citoyens risquent d'être exécutés dans d'autres pays. Il est donc impossible de comprendre son refus absolu d'accorder sa clémence pour des crimes moins graves sur son propre sol. Il est extrêmement regrettable et extrêmement triste que ces gens aient perdu la vie », a dit le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, dans une déclaration à la presse.

Selon l'ONU, au regard du droit international, si la peine de mort doit vraiment être utilisée, elle ne devrait être infligée que pour les crimes les plus graves, principalement ceux impliquant un homicide volontaire. Les délits liés à la drogue ne sont pas considérés comme relevant de la catégorie des crimes « les plus graves ».

M. Colville a rappelé que le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et d'autres entités importantes des Nations Unies avaient exhorté à maintes et maintes reprises l'Indonésie à ne pas procéder à ces exécutions.

« Nous demandons à nouveau à l'Indonésie de rétablir son moratorium sur la peine de mort », a-t-il dit.

 

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