Au Maroc, l'ONU souligne le rôle des leaders religieux dans la prévention d'atrocités

23 avril 2015

A l'occasion d'une conférence sur le rôle des leaders religieux dans la prévention de l'incitation aux crimes atroces, organisée au Maroc du 23 au 24 avril, un haut responsable de l'ONU a souligné l'importance des chefs religieux du monde entier dans la prévention, l'atténuation et la résolution des conflits.

D'une durée de deux jours, cette conférence, dont le coup d'envoi devait être donné dans la matinée du jeudi 23 avril à Fès, au Maroc, intervient au lendemain d'une réunion spéciale de l'Assemblée générale des Nations Unies qui a rassemblé les Etats membres et des leaders religieux du monde entier à New York, les 21 et 22 avril, autour d'un débat sur la promotion de la tolérance pour lutter contre la menace grandissante de l'extrémisme violent.

Organisée à l'initiative du Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide, du Centre international Roi Abdullah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID) et de la Délégation interministérielle aux droits de l'homme (DIDH) du Maroc, la conférence de Fès a pour but de susciter une discussion entre les participants sur le rôle des leaders religieux et des organisations confessionnelles dans la prévention d'atrocités, dont le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

« La prévention des tensions religieuses et de l'intolérance nécessite l'implication de tous les secteurs de la société. Cependant, les leaders religieux peuvent jouer un rôle spécifique et critique », a déclaré le Conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, lors d'une conférence de presse organisée la veille de l'évènement en présence de représentants du KAICIID et de la DIDH.

« Compte tenu de l'influence profonde qu'ils ont sur leurs adeptes, au niveau de la communauté et aux niveaux national et international, les chefs religieux peuvent et doivent jouer un rôle dans la prévention, l'atténuation et la résolution des tensions et des conflits entre les personnes de différentes confessions », a insisté M. Dieng, mettant ainsi l'accent sur la responsabilité des chefs religieux dans la prévention de la violence et des crimes d'atrocité.

Le Conseiller spécial des Nations Unies devait à nouveau prendre la parole le jeudi 23 avril, à l'occasion de la séance plénière d'ouverture de la conférence.

 

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