Journée de la lutte antimines : Ban Ki-moon appelle les Etats à capitaliser sur les succès enregistrés

4 avril 2015

A l'occasion de la Journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l'assistance à la lutte antimines, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué les progrès réalisés au cours de la dernière décennie en vue d'éliminer le danger des mines antipersonnel.

Samedi, 4 avril 2015, marquait la dixième édition de cette Journée internationale, instaurée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2005, qui est chaque année l'occasion d'attirer l'attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre, alors que 162 pays sont désormais parties à la Convention d'Ottawa sur les mines anti-personnel.

« L'ONU joue un rôle essentiel en s'employant à libérer le monde de la menace que représentent les mines et les restes explosifs de guerre, en répondant aux besoins des victimes et des survivants, dont elle s'attache à faire respecter les droits fondamentaux », a déclaré M. Ban dans un message célébrant l'évènement, ajoutant qu'au cours de l'année passée, l'Organisation avait détruit plus de 400.000 mines terrestres et restes explosifs de guerre et plus de 2.000 tonnes de munitions périmées.

« Elle a déminé et vérifié plus de 1.500 kilomètres de routes, sensibilisé des millions de personnes au danger des mines et formé des milliers de militaires et de policiers à la manipulation et à la neutralisation contrôlée d'explosifs », s'est-il également félicité.

M. Ban a cependant regretté le fait que les populations civiles soient désormais exposées à un arsenal d'explosifs de plus en plus variés, qu'il s'agisse de mines, de munitions en grappe, d'armes et munitions dangereuses et non sécurisées ou d'engins explosifs improvisés.

« Je trouve extrêmement préoccupant l'usage intensif d'engins explosifs improvisés qui est fait par des groupes armés en Iraq et qui représente un grave danger pour les civils. En Syrie, l'utilisation généralisée de barils d'explosifs et d'autres armes explosives dans les zones peuplées a causé beaucoup de dégâts et de souffrances humaines, laissant partout des restes explosifs de guerre qui resteront dangereux tant qu'ils n'auront pas été enlevés », a expliqué le Secrétaire général.

M. Ban a par ailleurs introduit le thème retenu cette année pour la Journée internationale, « Au-delà des mines », qui traduit la réalité à laquelle les civils, les travailleurs humanitaires, les Casques bleus et les organismes de développement font face dans les zones et les pays qui se relèvent d'un conflit.

« Il suffit que des engins explosifs bloquent le passage pour que les denrées alimentaires ne puissent pas être acheminées, les réfugiés et les personnes déplacées ne puissent pas retourner dans leur foyer en toute sécurité, les enfants ne puissent pas aller à l'école, les échanges commerciaux soient perturbés, les efforts de développement et de consolidation de la paix soient entravés et les opérations de maintien de la paix ne puissent pas se déployer dans de bonnes conditions de sécurité », a poursuivi le Secrétaire général.

Le chef de l'ONU a en outre appelé les États membres à continuer de manifester, par leur contributions financières et leur appui politique, leur attachement à la lutte antimines, et ce, d'autant plus que l'Assemblée générale débat cette année de l'assistance apportée à cette lutte.

« L'établissement du projet de résolution sur lequel elle sera appelée à se prononcer doit être l'occasion de prendre acte du fait que la lutte antimines doit effectivement aller au-delà des mines et de nous engager à collaborer avec les États concernés pour réduire la menace représentée par les mines et les explosifs », a-t-il conclu.

 

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