Libye : l'envoyé de l'ONU se félicite des progrès des pourparlers de paix

27 mars 2015

Lors de la dernière série de pourparlers de paix inter-libyens, les participants sont arrivés à un consensus sur plusieurs questions, notamment sur la nécessité d'un gouvernement d'union et sur les arrangements de sécurité, et sont maintenant convaincus qu'il existe une solution politique à la crise du pays, a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, Bernardino Léon.

« Aujourd'hui, nous avons un accord sur la portée des enjeux, la portée des institutions, des aspects que nous allons aborder dans les semaines à venir, et je crois que c'est une étape très importante dans la bonne direction », a dit M. Léon lors d'une conférence de presse jeudi au Maroc, où ont lieu ces pourparlers.

« Cette semaine, nous sommes allés bien au-delà ce que nous attendions », a-t-il ajouté. « Je pense que tous les participants et tous les Libyens sont encouragés par le fait que nous sommes vraiment très proches d'un accord ».

M. Léon a déclaré que les parties ont accueilli favorablement les propositions et les idées présentées par la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL), comme base pour de futures discussions, et ont également accueilli favorablement les documents qui ont été distribués jeudi comme base pour un futur accord.

« Cela ne signifie pas qu'ils sont d'accord avec tout dans ces documents. Bien sûr, nous avons encore un long chemin faire », a souligné M. Léon. « Mais je crois que nous avons dépassé le point de non-retour ».

Les participants sont parvenus à un consensus sur une série de questions. Tout d'abord, tous les groupes armés doivent mettre un terme aux combats. L'escalade verbale doit aussi s'arrêter.

« Ceux qui sont sceptiques, ceux qui ne croient pas à la solution politique devraient nous donner une chance », a insisté M. Léon, appelant les politiciens, les leaders communautaires et les chefs religieux à donner une chance à la paix.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité de ses 15 membres deux résolutions sur la Libye, l'une pour proroger le mandat de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) jusqu'au 15 septembre 2015 et celui du Groupe d'experts du Comité des sanctions jusqu'au 30 avril 2016, et l'autre pour encourager et soutenir la lutte contre le terrorisme dans ce pays.

Le Conseil, qui considère que la situation en Libye continue de menacer la paix et la sécurité internationales, a demandé, dans la résolution 2213 (2015), l'instauration d'un cessez-le-feu immédiat et sans condition, en engageant vivement toutes les parties libyennes à collaborer de façon constructive avec la MANUL et le Représentant spécial du Secrétaire général en vue de faciliter la constitution d'un gouvernement d'unité nationale et la conclusion d'un accord sur les dispositions transitoires de sécurité.

Tenant compte de la recommandation du Secrétaire général, le Conseil reconnaît que les conditions de sécurité actuelles en Libye justifient une réduction de la taille de la Mission. Il prie donc le Secrétaire général de maintenir la flexibilité et la mobilité voulues pour adapter les effectifs et les opérations de la MANUL à bref délai.

Par la résolution 2214 (2015), le Conseil de sécurité vise à renforcer la lutte contre les actes de terrorisme commis en Libye.

Le Conseil exprime tout d'abord sa condamnation à l'égard des actes terroristes commis par l'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) - également appelé Daech-, les groupes qui lui ont prêté allégeance, Ansar el-Charia et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida qui opèrent en Libye.

En outre, le Conseil se déclare vivement préoccupé par la menace posée en Libye et dans la région par les combattants terroristes étrangers, ce qui exige notamment d'empêcher la radicalisation pouvant conduire au terrorisme, de juguler le recrutement, d'interdire aux combattants terroristes étrangers de voyager et de bloquer l'aide financière qu'ils reçoivent.

Dans ce texte, le Conseil de sécurité encourage les États Membres à soumettre au Comité des sanctions contre Al-Qaida des demandes d'inscription sur sa Liste relative aux sanctions concernant des personnes et entités qui soutiennent l'EIIL, Ansar el-Charia et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida qui opèrent en Libye.

 

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