L'ONU se félicite de l'abolition de la peine de mort au Suriname et en Côte d'Ivoire

13 mars 2015

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est félicité vendredi de la récente adoption par les parlements du Suriname et de la Côte d'Ivoire de lois pour éliminer la peine de mort des codes pénaux de leurs pays.

« Nous espérons que ces lois seront prochainement signées et promulguées par les Présidents des deux pays », a dit une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, lors d'un point de presse à Genève.

La décision au Suriname suit l'engagement du pays lors de son dernier examen périodique universel en 2011 (une procédure mise en œuvre au sein du Conseil des droits de l'homme des Nations Unie) de soutenir les recommandations appelant à l'abolition de la peine de mort. Le Suriname avait établi un moratoire de facto sur la peine de mort qui était en vigueur depuis 1927.

« Nous espérons que l'initiative du Suriname aura un impact positif sur les autres pays de la région qui ont un moratoire de facto mais maintiennent toujours la peine de mort dans leurs cadres juridiques », a dit Mme Shamdasani.

En Côte d'Ivoire, la peine capitale a été abolie dans la nouvelle constitution adoptée en 2000, mais était restée dans le code pénal jusqu'à présent.

« Nous encourageons à la fois le Suriname et la Côte d'Ivoire à ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui vise à l'abolition de la peine de mort », a dit la porte-parole du HCDH.

 

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