La FAO fait équipe avec un institut suisse pour mieux lutter contre la grippe aviaire

10 février 2015

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a choisi l'Institut suisse de bio-informatique (SIB) comme centre de référence pour élargir son accès aux technologies de pointe dans le cadre de la lutte menée contre les infections virales dangereuses chez les animaux de ferme et la faune sauvage, notamment la grippe aviaire et la fièvre aphteuse.

Le SIB, l'une des institutions de référence mondiale en bio-informatique, est équipée d'ordinateurs de haute performance, de logiciels, de bases de données et de connaissances utiles pour le dépistage et la surveillance des maladies zoonotiques. Celles-ci, comme l'influenza aviaire (aussi appelée grippe aviaire), frappent les animaux, mais leur transmission à l'homme n'est pas impossible.

Collaborant étroitement avec la FAO, les experts du SIB ont développé des outils pour améliorer la détection précoce et les systèmes d'alerte rapide en vue de prévenir et répondre aux urgences en matière de maladies transfrontières qui affectent la volaille ou le bétail.

« Les nouvelles technologies nous aident à mieux appréhender les menaces biologiques afin d'aider les pays à améliorer la prévention et la réponse et, au final, à protéger la santé des humains, des animaux et de l'environnement », a déclaré le vétérinaire en chef de la FAO, Juan Lubroth.

Le SIB est spécialisé en bio-informatique, une science relativement nouvelle qui emploie la technologie informatique pour étudier les données biologiques. Les scientifiques utilisent la bio-informatique pour recueillir, traiter et analyser les informations sur les génomes des pathogènes, à savoir le matériel génétique propre à des micro-organismes spécifiques, tels que les virus, les bactéries et les champignons qui provoquent des maladies chez leurs hôtes.

Cela permet de comparer les génomes, de comprendre les structures moléculaires des protéines et d'identifier le mode d'action des maladies au niveau moléculaire. Ces informations permettent aux scientifiques de développer de nouveaux médicaments, d'élaborer des traitements ciblés et d'améliorer l'efficacité des médicaments existants.

Les nouvelles technologies jouent un rôle important dans la compréhension de la nature et de la dynamique des menaces biologiques. La FAO, en collaboration avec le SIB, a développé des cours de formation en ligne sur la bio-informatique et les pathogènes viraux. Ces cours sont susceptibles d'aider les techniciens de laboratoire, les médecins, les vétérinaires et les chercheurs du monde entier à améliorer leur travail tout en augmentant l'accès à ce domaine de compétence émergent.

La base de données du SIB alimente le Système d'information mondial de la FAO sur les maladies animales (EMPRES-i), une application Web qui donne aux services vétérinaires un accès aux informations sur les maladies animales au niveau mondial et régional.

En particulier, les bases de données du SIB disponibles sur OpenFlu (déjà connecté à EMPRES-i et combinant informations virologiques et épidémiologiques) et celles d'OpenFMD fournissent des données et des informations sur les virus de la grippe et de la fièvre aphteuse, respectivement. Cela aidera les scientifiques des pays en développement à contribuer directement à la base de connaissances mondiale sur ces maladies et à évaluer judicieusement le risque posé à leurs pays respectifs.

Les futures initiatives conjointes FAO-SIB comprennent un module génétique pour la fièvre de la vallée du Rift (une maladie virale dévastatrice pour le bétail et transmissible à l'homme), pour la peste des petits ruminants et pour la peste porcine africaine.

 

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