RDC : le Conseil de sécurité demande au gouvernement et à la MONUSCO de neutraliser les groupes armés

8 janvier 2015

A l'occasion d'une réunion sur la situation en République démocratique du Congo (RDC), le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est déclaré jeudi profondément préoccupé par l'insécurité et la crise humanitaire dans l'est du pays, résultant des « activités déstabilisatrices » de groupes armés nationaux et étrangers.

Dans une déclaration lue par son Président pour le mois de janvier, l'Ambassadeur Cristian Barros Melet, du Chili, le Conseil a souligné l'importance de « neutraliser tous les groupes armés, notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ».

Les membres du Conseil ont pris note du fait que la date limite du 2 janvier est désormais passée et que « non seulement les FDLR ne se sont pas rendues et démobilisées complètement et sans conditions, mais qu'en plus, elles ont continué à recruter dans leurs rangs de nouveaux combattants ».

Le Conseil des 15 membres a également pris acte de la déclaration faite par le gouvernement de la RDC le 2 janvier, dans laquelle ce dernier indiquait qu'une intervention militaire contre les FDLR était désormais « inévitable ».

Aussi, le Conseil a-t-il affirmé la nécessité de traduire par une action soutenue la volonté des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) de neutraliser les FDLR en lançant immédiatement contre elles « une intervention militaire énergique des FARDC et de la MONUSCO – par l'intermédiaire de la brigade d'intervention de la force agissant en coopération avec l'ensemble de la Mission ».

À cette fin, les membres du Conseil de sécurité ont demandé aux autorités de la RDC, en particulier au Président Kabila, en sa qualité de commandant en chef, « d'approuver rapidement et d'appliquer pleinement les dispositions de la directive conjointe établie par la MONUSCO et les FARDC ».

Le Conseil s'est par ailleurs déclaré disposé à envisager des « sanctions ciblées contre toute personne ou entité qui appuierait les FDLR » et a réaffirmé que « les combattants des FDLR et les personnes à leur charge peuvent encore, à tout moment et sans condition préalable, s'engager sur la voie de la paix en adhérant au programme de désarmement, démobilisation, réintégration, et réinstallation ou rapatriement, qui a permis et continue de permettre le rapatriement au Rwanda d'un grand nombre d'ex-combattants des FDLR ».

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

RDC : Ban Ki-moon appelle à une action décisive contre les groupes armés

Lors d'une conversation avec le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé mercredi à une action décisive contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).