Ban Ki-moon appelle le Soudan à revenir sur sa décision d'expulser des représentants de l'ONU

26 décembre 2014

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné vendredi la décision du gouvernement soudanais de procéder à l'expulsion hors du pays de deux hauts fonctionnaires de l'Organisation.

L'ordre de quitter le Soudan concerne le Coordonnateur résident des Nations Unies et Coordonnateur de l'action humanitaire pour le Soudan, Ali Al-Za'tari, et la directrice du Programme de développement des Nations unies (PNUD) pour le Soudan, Yvonne Helle.

Dans une déclaration de presse rendue publique par son Porte-parole, M. Ban a déclaré que l'expulsion de membres du personnel de l'ONU envoyés au Soudain pour mener à bien leur mission conformément aux attributions de la Charte des Nations Unies est inacceptable.

Le Secrétaire général a appelé le gouvernement du Soudan à revenir sur sa décision immédiatement et l'a exhorté à coopérer pleinement avec toutes les entités des Nations Unies actuellement présentes dans le pays.

La décision du Soudan d'expulser les deux hauts fonctionnaires de l'ONU intervient alors que le pays traverse une crise humanitaire grave et que le climat sécuritaire dans la région se dégrade, en raison notamment d'un regain d'hostilité entre forces gouvernementales et mouvements armés.

Dans un discours prononcé au Conseil de sécurité de l'ONU le 12 décembre dernier sur la situation dans le pays, la Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a exhorté les membres du Conseil à repenser leur approche de la crise au Darfour et à traduire en justice les individus soupçonnés d'être responsables des atrocités commises dans la région.

Les Juges de la CPI, avait souligné Mme Bensouda à cette occasion, s'étaient déjà accordé à dire qu'un certain nombre d'individus au Soudan doivent être déférés devant la Cour pour y répondre des crimes dont ils sont accusés, y compris le Président soudanais Omar al Bachir, contre lequel un mandat de la CPI a été délivré.

Etant donné la passivité du Conseil et le manque de ressources dont dispose son Bureau pour mener à bien ses enquêtes, Mme Bensouda avait déclaré ne plus avoir d'autre choix que celui d'interrompre jusqu'à nouvel ordre ses travaux d'enquêtes sur le Darfour, allant jusqu'à mettre en garde les 15 membres du Conseil que la CPI risquait de ne plus avoir d'éléments tangibles à leur présenter s'ils n'adoptaient pas une attitude proactive.

 

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