RDC : les FDLR ont encore dix jours pour désarmer, rappelle l'ONU

23 décembre 2014

A dix jours de la date d'expiration de l'ultimatum lancé aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour désarmer, le chef de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, a invité mardi les rebelles rwandais à saisir cette occasion pour déposer les armes.

« J'appelle les FDLR à saisir l'occasion de ces derniers dix jours pour désarmer volontairement », a déclaré M. Kobler dans un message transmis aux FDLR par l'entremise de la Radio Okapi parrainée par l'ONU, à Kigali, la capitale rwandaise. « On a des places pour désarmer, pour livrer les armes. C'est important de saisir l'occasion parce que le 2 janvier, ce sera trop tard », a expliqué le chef de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

M. Kobler a indiqué que la MONUSCO sera obligée de recourir à la force si ce désarmement volontaire n'est pas effectif.

« La MONUSCO n'est pas là pour mener la guerre mais pour avoir la paix. Nous ne voulons pas combattre mais si nous sommes forcés de combattre, nous allons combattre. C'est aussi remplir notre mandat », a précisé le chef de la Mission.

« Nous avons eu avant-hier la réunion du Conseil de sécurité sur la situation en RDC. C'était pour parler de la situation à Beni mais c'était aussi le processus de désarmement volontaire des FDLR. Les instructions du Conseil de sécurité à l'unanimité étaient très claires : 'Il faut vraiment si ça ne marche pas avec le désarmement volontaire commencer les opérations militaires' », a-t-il ajouté.

Martin Kobler a fait savoir que le gouvernement de la RDC est aussi d'avis que les FDLR doivent quitter le pays.

Le 2 juillet dernier, la Communauté des Etats de l'Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) avaient accordé un délai de six mois aux FDLR pour se rendre. Les deux organisations sous-régionales ont déjà fait savoir que les FDLR n'auront pas droit à une prolongation à l'ultimatum.

Georges Chikoti qui dirige la diplomatie angolaise et dont le pays assure la présidence de la CIRGL a confirmé dans les médias périphériques que les opérations seront lancées le 2 ou le 3 janvier prochain contre les combattants FDLR qui n'auront pas rendu les armes.

 

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