Syrie : le Conseil de sécurité exige des belligérants qu'ils respectent leurs obligations humanitaires

17 décembre 2014

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté mercredi une résolution dans laquelle il exige une nouvelle fois des parties au conflit en Syrie qu'elles s'acquittent de leurs obligations humanitaires.

Dans cette résolution, le Conseil exprime « son indignation devant le niveau inacceptable de la violence qui s'intensifie en Syrie et par les plus de 191.000 morts, y compris bien plus de 10.000 enfants, victimes du conflit syrien ».

Face à cette situation, le Conseil de sécurité « exige que toutes les parties au conflit interne syrien, en particulier les autorités syriennes, s'acquittent sans délai des obligations que leur imposent le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme ».

Il « réaffirme que certaines violations et atteintes commises en Syrie pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ».

Dans sa résolution, le Conseil décide également de prolonger l'application de mesures prises dans sa résolution 2165, adoptée en juillet 2014, pour une période de douze mois, à savoir jusqu'au 10 janvier 2016.

Le Conseil de sécurité avait décidé en juillet que les agences humanitaires des Nations Unies et leurs partenaires étaient autorisés à utiliser les routes franchissant les lignes de conflit ainsi qu'un certain nombre de postes frontière afin de faire en sorte que l'aide humanitaire parvienne par les voies les plus directes aux personnes qui en ont besoin dans toute la Syrie.

Il avait aussi décidé de constituer un mécanisme de surveillance pour superviser, avec l'assentiment des pays voisins de la Syrie concernés, le chargement dans les installations de l'ONU de tous les envois de secours humanitaires des agences onusiennes et de leurs partenaires.

Mercredi, dans sa résolution, le Conseil a déclaré attendre avec intérêt de recevoir de l'Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, Staffan de Mistura, d'autres propositions visant à réduire la violence, y compris grâce à l'établissement de « zones de cessez-le-feu ».

Le Conseil de sécurité réaffirme enfin que « la seule solution durable à la crise actuelle en Syrie passe par un processus politique sans exclusive, dirigé par les Syriens et répondant aux aspirations légitimes de la population ».

 

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