Sahel : l'envoyée de l'ONU appelle au renforcement de la coopération régionale

11 décembre 2014

Face à la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Sahel, les Etats de la région doivent redoubler d'efforts en vue de renforcer la coopération régionale, a déclaré mercredi l'Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, Hiroute Guebre Sellassie, à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la paix et la sécurité dans la région.

Face à la détérioration de la situation politique et sécuritaire au Sahel, les Etats de la région doivent redoubler d'efforts en vue de renforcer la coopération régionale, a déclaré jeudi l'Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, Hiroute Guebre Sellassie, à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la paix et la sécurité dans la région.

« Dans le domaine de la gouvernance, la région du Sahel continue de souffrir d'un manque de services essentiels, de l'exclusion sociale et d'obstacles au commerce et à l'investissement », a déploré l'Envoyée spéciale, ajoutant que la récente apparition de l'épidémie d'Ebola au Mali risque d'être le choc de trop pour la région.

« La crise au Burkina Faso et la persistance du conflit au Mali attestent du fait que nos efforts dans le Sahel resteront vains à moins que les pays de la région s'engagent à certaines normes de gouvernance », a-t-elle ajouté.

S'agissant de la sécurité, selon l'Envoyée spéciale, la région continue de subir les conséquences désastreuses des crises en Libye, au nord du Nigeria, au nord du Mali et en République centrafricaine. « Les allégations persistantes selon lesquelles l'Etat islamique a mis en place des camps d'entraînement en Libye sont particulièrement préoccupantes », a ajouté Mme Guebre Sellassie.

« Au Mali, malgré les progrès réalisés lors des pourparlers inter-maliens à Alger, la situation sécuritaire dans le nord s'est détériorée, via l'intensification des attaques meurtrières ciblant des casques bleus et les communautés situées le long de la frontière avec le Niger », s'est inquiétée l'Envoyée spéciale, déplorant également « les indicibles atrocités commises dans le nord du Nigeria par Boko Haram », qui recruterait actuellement des rebelles parmi les populations de réfugiés.

Sur la base de ces différents constats, Mme Guebre Sellassie a énoncé aux membres du Conseil ses priorités pour les mois à venir, à savoir le soutien de la mise en œuvre accélérée des projets tant nationaux que régionaux, en étroite collaboration avec les partenaires régionaux ; le renforcement de la coordination des interventions de la communauté internationale au Sahel, y compris par le biais du Groupe international de contact sur le Sahel ; et la promotion de l'appropriation régionale en renforçant la coopération avec la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), ainsi que la Plateforme ministérielle de coordination et le G5 Sahel.

Depuis sa prise de fonction en mai dernier, a insisté l'Envoyée spéciale, « j'ai exhorté les dirigeants et chefs d'Etat du Burkina Faso, du Tchad, du Mali, de la Mauritanie et du Niger à relever les défis qui accablent le Sahel via une approche régionale et leur ai promis le soutien de l'Organisation dans la mise en œuvre de leurs initiatives au Sahel ».

 

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