Libéria : un nouvel employé de la MINUL infecté par le virus Ebola

4 décembre 2014

La Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) a annoncé jeudi qu'un Casque bleu avait été infecté par le virus Ebola et qu'il était pris en charge dans une unité de traitement de la maladie à Monrovia, la capitale du pays.

La chef de la Mission, Karin Landgren, a souligné que la MINUL avait pris des mesures immédiates pour éviter de nouvelles infections. En suivant les protocoles établis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'équipe médicale de la Mission a procédé au traçage rapide de toutes les personnes ayant été en contact avec cet employé de l'ONU. Ces personnes ont été examinées et mises en quarantaine.

« A ce jour, 16 personnes ont été identifiées. Et tous les endroits où l'on sait que l'individu s'est rendu ont maintenant été décontaminés », a précisé le porte-parole du Secrétaire général lors d'un point de presse à New York.

Il s'agit du troisième cas d'Ebola parmi le personnel de la Mission. Un cas confirmé d'Ebola et un autre probable ont entraîné le décès de deux employés de la MINUL les 25 septembre et 13 octobre.

De son côté, l'Envoyé spécial du Secrétaire général sur Ebola, Dr. David Nabarro, se trouvait à Bamako, au Mali, mercredi. Lors de sa visite, il a discuté de la situation actuelle et des mesures prises lors d'une série de rencontres avec le Président malien, le Ministre de la santé et de l'hygiène publique et d'autres représentants du gouvernement. Il a aussi discuté avec le chef de la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre Ebola (MINUAUCE) au Mali, Dr. Ibrahima Socé Fall, et des représentants de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), de l'OMS et d'autres agences onusiennes.

Dr. Nabarro a déclaré qu'il y avait une grande implication de toute la population malienne face à l'épidémie d'Ebola et que le gouvernement travaillait de manière efficace. Il a estimé que le Mali devait rester à un niveau d'alerte élevé tant que les pays voisins sont touchés.

Par ailleurs, tirant les leçons des « incidences terribles du virus Ebola sur certains Etats d'Afrique de l'Ouest », le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a encouragé les dirigeants d'Afrique centrale à prendre des mesures préventives face au risque de propagation de cette épidémie.

« Nous devons rester vigilants et veiller à ce que la sous-région soit suffisamment préparée », a-t-il souligné dans un message lu par son Représentant spécial pour l'Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, lors de la 39e session ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), jeudi 4 décembre à Bujumbura (Burundi).

Le chef de l'ONU a salué l'initiative de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et des entités pertinentes des Nations Unies d'organiser un atelier conjoint en vue d'élaborer « une réaction cohérente et harmonisée ». Selon les experts de la CEEAC, cette réunion, qui est prévue à Yaoundé (Cameroun) du 15 au 17 décembre 2014, permettra de développer un « mécanisme de coordination régionale de la préparation et de la riposte à la maladie à virus Ebola en Afrique centrale ».

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Ebola : le Fonds fiduciaire de solidarité africain octroie 1,5 million de dollars à la FAO pour les pays touchés

La Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, les pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, recevront chacun un demi-million de dollars pour réduire l'impact potentiellement dévastateur de cette maladie sur la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des agriculteurs et des autres habitants des zones rurales, a annoncé mardi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).