Des signes de ralentissement de l'épidémie d'Ebola au Libéria donnent un peu d'espoir, selon l'ONU

29 octobre 2014

La propagation d'Ebola au Libéria pourrait être en train de ralentir alors qu'on constate une diminution des enterrements et du taux d'occupation des lits d'hôpitaux et que le nombre de nouveaux cas signalés a atteint un plateau dans les pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés, a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Il semble que cette tendance est réelle au Libéria », a dit le Sous-Directeur général de l'OMS en charge de l'opérationnel, le Dr. Bruce Aylward, lors d'une conférence de presse à Genève, au siège de l'OMS. « Il est possible qu'il y ait un ralentissement d'Ebola là-bas. »

Toutefois, le Dr. Aylward a appelé à la prudence concernant l'interprétation des récentes données soulignant qu'il ne fallait pas tirer la conclusion qu'Ebola était sous contrôle au Libéria. Si les autorités « aperçoivent des signes d'espoir », il faut étudier ce qu'il y a derrière cette tendance.

Il a rappelé que la propagation d'Ebola restait élevée dans certaines parties de la Sierra Leone, un des trois pays les plus affectés par l'épidémie avec le Libéria et la Guinée.

Selon lui, les dernières données qui devaient être publiées mercredi soir montrent que le nombre total de cas dépasse désormais les 13.000 et que le nombre de décès est supérieur à 5.000. Il a expliqué le plus grand nombre de cas au fait que de vieux cas ont été signalés tardivement.

De son côté, le chef de la Mission des Nations Unies pour l'action d'urgence contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, s'est exprimé mercredi lors d'une conférence de presse à Accra, au Ghana, avec la Représentante des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Samantha Power, en visite dans la région.

M. Banbury a indiqué qu'il y avait une importante mobilisation en termes de moyens, de ressources et de personnel pour travailler aux côtés des gouvernements et que ces efforts commençaient à payer.

Il a toutefois souligné que la crise restait très grave et qu'il fallait davantage de lits, d'équipes médicales, de centres de soins, d'équipes chargées des cérémonies funéraires et de mobilisation communautaire.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu mercredi que la Guinée était confrontée à une insécurité alimentaire croissante en raison de l'épidémie d'Ebola.

 

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