Ebola : le chef de l'ONU juge crucial de rester calme face à l'épidémie

24 octobre 2014

A l'occasion d'une rencontre avec les employés des Nations Unies vendredi sur l'épidémie d'Ebola, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rappelé qu'il était crucial de rester calme face à cette crise sanitaire et ne pas susciter la panique au sein des populations.

« L'ONU a un programme clair et le met en œuvre », a dit M. Ban devant les fonctionnaires des Nations Unies. « Nous avons une obligation envers les pays touchés de mettre fin à l'épidémie et de soutenir leur relèvement », a-t-il ajouté en référence aux trois pays les plus touchés, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

Selon lui, « la gravité de l'épidémie mérité toute notre attention. Nous savons comment prévenir Ebola et comment contenir la maladie. » « Avec les histoires sur Ebola inondant les médias, il est important que nos messages soient basés sur des faits et des preuves. Nous devons transmettre un sentiment d'urgence sans provoquer de panique », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a rendu hommage aux employés de l'ONU qui ont été emportés par la maladie et salué le courage et le dévouement des employés de l'ONU qui participent à la lutte contre l'épidémie.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a désormais près de 10.000 cas d'Ebola confirmés et environ 4.900 décès, principalement dans les trois pays les plus touchés. L'agence onusienne a indiqué vendredi qu'un premier cas d'Ebola a été signalé au Mali.

Par ailleurs, l'OMS a organisé une réunion avec des représentants des gouvernements des pays affectés, des partenaires de développement, de la société civile, des autorités de régulation, des fabricants de vaccins pour discuter comment accélérer les tests et la distribution de vaccins en nombres suffisants pour avoir un impact sur l'épidémie.

Les résultats de la phase 1 des essais cliniques de la plupart des vaccins les plus avancés devraient être disponibles en décembre 2014 et les essais d'efficacité dans les pays affectés commenceront également à ce moment-là.

Les compagnies pharmaceutiques développant les vaccins se sont engagées à accélérer les capacités de production pour que des millions de doses soient disponibles en 2015, et que des centaines de milliers de doses soient prêtes d'ici la fin de la première moitié de l'année.

Les autorités de régulation dans les pays où les vaccins sont fabriqués et en Afrique se sont engagées à soutenir cet objectif en travaillant dans des délais extrêmement courts pour approuver les vaccins.

« En tant que groupe, nous accélérons en quelques semaines un processus qui prend généralement des années », a déclaré la Directrice générale adjointe de l'OMS chargée des systèmes de santé et de l'innovation, Marie-Paule Kieny.

S'agissant du Fonds des Nations Unies pour Ebola, un porte-parole de l'ONU a indiqué que de nouvelles contributions avaient été faites aux cours des derniers jours par le Canada, l'Estonie, la Nouvelle-Zélande et la Roumanie. Cela représente18,7 millions de dollars. Le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni ont aussi promis des contributions importantes. Le total des sommes engagées et promises au Fonds s'élève désormais à 118 millions de dollars.

 

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