Venezuela : l'ONU demande la libération des prisonniers politiques détenus arbitrairement

20 octobre 2014

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a exprimé lundi sa préoccupation concernant le maintien en détention du chef de l'opposition vénézuélienne Leopoldo López, ainsi que plus de 69 autres personnes qui ont été arrêtées dans le cadre de manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays depuis février de cette année.

« La détention prolongée et arbitraire des opposants politiques et des manifestants au Venezuela fait l'objet de préoccupations de plus en plus vives de la communauté internationale », a déclaré M. Zeid. « Cela exacerbe les tensions dans le pays ».

Selon les informations reçues par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU (HCDH), plus de 3.300 personnes, dont des mineurs, ont été détenues pendant de courtes périodes entre février et juin, et plus de 150 personnes auraient subi des mauvais traitements, dont la torture.

Au moins 43 personnes ont été tuées pendant les manifestations, dont un procureur et neuf membres des forces de sécurité. Des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme ont également fait l'objet de menaces, d'agressions et d'intimidations.

En septembre, le Groupe de travail sur la détention arbitraire a affirmé que la détention de Leopoldo López, ainsi que celui de l'ancien maire de San Cristobal, Daniel Ceballos, sont arbitraires.

« J'appelle les autorités vénézuéliennes à suivre les recommandations du groupe de travail et à libérer immédiatement M. López et M. Ceballos, ainsi que toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit légitime de s'exprimer et de manifester de façon pacifique », a déclaré M. Zeid, en exhortant les autorités vénézuéliennes à s'assurer du respect des normes internationales pour toutes les procédures judiciaires.

Le Haut-Commissaire a rencontré la femme de Leopoldo López, Lilian Tintori, vendredi à Genève, et ils ont discuté de la situation des personnes détenues et leurs familles. M. Zeid a fait part de son inquiétude face aux informations faisant état de menaces et d'intimidation à l'encontre des personnes qui défendent les droits de l'homme au Venezuela, et il a exhorté les autorités à respecter leur droit de travailler sans crainte pour leur sécurité.

 

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