L'ONU réitère son engagement en faveur de la reconstruction des Philippines, un mois après le passage du Typhon Haiyan

16 décembre 2013

Le Président du Conseil économique et social (ECOSOC), Nestor Osorio, a salué lundi l'engagement de l'ONU et de ses partenaires à poursuivre les efforts en vue d'aider les communautés touchées par le typhon Haiyan aux Philippines pour reconstruire et mieux se préparer à une nouvelle catastrophe.

« Il est temps de démontrer notre solidarité avec le peuple philippin et notre engagement à aider les communautés à reconstruire leurs vies », a déclaré M. Osorio lors de la réunion.

Si les données disponibles montrent que le nombre de victimes de catastrophes naturelles a décliné au cours des 40 dernières années, la fréquence et l'intensité des catastrophes ont augmenté tout comme le nombre de personnes affectées.

« Le coût des catastrophes va bien au-delà des dégâts matériels, il a un impact social et économique considérable sur les sociétés », a affirmé le Président de l'ECOSOC.

Selon les plus récentes estimations, le typhon Haiyan a touché près de 14 millions de personnes, dont quatre millions de déplacés. Le plan stratégique adopté par les agences humanitaires estime à 791 millions de dollars le montant nécessaire pour faire face aux conséquences du typhon Haiyan, mais jusqu'à présent, à peine 30% de cette somme a été perçue.

L'objet de la réunion à l'ECOSOC n'était pas uniquement de se pencher sur les besoins immédiats aux Philippines, mais également d'envisager une transition de la phase de secours à celle de développement.

« Nous sommes tous d'accord pour dire que des actions promptes et efficaces sont primordiales pour sauver des vies immédiatement après l'avènement d'une catastrophe », a indiqué le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, Wu Hongbo, dans un discours lu par le Directeur du bureau de la coordination de l'ECOSOC, David Hanif.

« S'il est vrai que cela reste notre priorité à l'heure actuelle, nous devons être conscients que nos efforts doivent également être consacrés à réduire les risques de catastrophes naturelles. Si, suite à une catastrophe, le taux de mortalité est 20 fois plus élevé dans un pays en développement que dans un pays développé, il est évident qu'il s'agit d'un problème de développement », a-t-il ajouté.

Alors que la communauté internationale soutient les efforts des Philippines pour surmonter les effets dévastateurs du typhon, il faut faire de la réduction des risques une priorité grâce à des investissements plus importants au niveau de la préparation et de la capacité d'adaptation.

« Pour cela, nous devons faire un lien vers les stratégies de développement. En particulier, une intégration équilibrée des dimensions économiques et sociales du développement durable, serait utile pour le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles », a expliqué M. Hanif.

 

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