Le conflit en Syrie, une «guerre contre le terrorisme», selon son Ministre des affaires étrangères

30 septembre 2013

Pour le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, venu prendre part au débat général de l'Assemblée, le conflit qui déchire son pays n'est pas une guerre civile, mais une guerre contre le terrorisme.

« Il n'y a pas de guerre civile en Syrie », a assuré Walid Al-Moualem, « mais une guerre contre la terreur qui ne connaît ni valeurs, ni justice, ni égalité ». « C'est bien nous qui étions la cible des gaz toxiques à Khan Al-Assal, près d'Alep. »

« Certains pays ne veulent pas reconnaître qu'Al-Qaïda, l'organisation terroriste la plus dangereuse du monde et ses nombreuses ramifications comme Jabbat Al-Nusrah, l'État islamique en Iraq et au Levant ou encore la Brigade de l'Islam, sont à l'œuvre en Syrie », a poursuivi le chef de la diplomatie syrienne.

« Les terroristes violent, de façon quotidienne, les droits de l'homme des syriens. Tout citoyen qui n'obéit pas à leur idéologie obscurantiste est voué à être tué, massacré ou à voir les femmes de sa famille emprisonnées sur la base d'idées perverses qui n'ont rien à voir avec l'Islam », a accusé M. Al-Moualem.

Celui-ci a rappelé que son gouvernement avait répondu favorablement à l'initiative de la Fédération de Russie, en adhérant à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, démontrant ainsi son « engagement contre l'utilisation de telles armes».

Le Ministre a réitéré la disposition de la Syrie d'appliquer pleinement les dispositions de cet instrument et à coopérer avec l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques en tant qu'État signataire de la Convention. « La communauté internationale doit prévenir la prolifération des armes de destruction massive au Moyen-Orient », a ajouté M. Al-Moualem.

« La question est de savoir si ceux qui ont livré ce type d'armes aux terroristes syriens vont eux aussi respecter les obligations qui leur incombent », a poursuivi le Ministre syrien, estimant que « les terroristes qui ont utilisé des gaz toxiques ont reçu les soutiens de pays de la région ou de pays occidentaux bien connus ».

« La cessation des politiques agressives contre la Syrie est la première étape sur la voie d'une solution pour mon pays », a affirmé en conclusion M. Al-Moualem. « Ceux qui prétendent soutenir une telle solution doivent se rendre à Genève sans conditions préalables. Des élections libres et justes sont la seule solution pour permettre au peuple syrien de choisir son avenir, indépendamment des pressions du terrorisme et des diktats étrangers ».

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