Mali : l'UNESCO déplore l'attentat suicide à proximité de la mosquée de Djingareyber

30 septembre 2013

La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a déploré dimanche l'attentat suicide survenu le 28 septembre à Tombouctou, au Mali.

« J'exprime toute ma solidarité au peuple malien, aux familles des victimes et plus particulièrement à la communauté de Tombouctou pour cet attentat suicide qui fait resurgir la terreur et la violence en blessant le peuple malien en son cœur », a déclaré Mme Bokova dans un communiqué de presse.

L'attentat s'est produit à proximité de la mosquée de Djingareyber à Tombouctou, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. L'attaque a provoqué la mort de deux habitants et fait plusieurs blessés parmi les militaires, endommageant lourdement la mosquée ainsi que de nombreuses habitations alentours.

« L'UNESCO est plus déterminée que jamais à poursuivre son action de réhabilitation du patrimoine culturel du Mali et de sauvegarde des manuscrits anciens », a affirmé la Directrice générale.

Irina Bokova s'est jointe au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, Bert Koenders, également Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), pour adresser ses sincères condoléances aux familles endeuillées et aux militaires blessés dans l'attentat.

Cette tragédie intervient alors que ces signes encourageant faisaient planer la semaine dernière une lueur d'espoir quant à la résolution de la crise malienne. Le 26 septembre, Bert Koenders s'était notamment félicité de la libération, par le Mouvement national pour la de libération l'Azawad (MNLA), de prisonniers détenus à Kidal, qui avaient ensuite été escortés par la MINUSMA à Mopti et Boni.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le Président du Mali affirme que son pays est prêt à reprendre sa place dans le concert des Nations

Emergeant de neuf mois de graves violations des droits humains, de pillages et de destruction de sites culturels et historiques uniques, Ibrahim Boubacar Keita, a annoncé vendredi que son pays était sur le point de retrouver sa place dans le concert des nations.