La MONUSCO s'inquiète de l'annonce par le M23 de la tenue imminente du procès de 11 jeunes gens

19 juin 2013

La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé mercredi sa préoccupation concernant la déclaration du Mouvement du 23 mars (M23), annonçant l'organisation d'un procès contre 11 jeunes gens.

Selon le porte parole du groupe rebelle, le M23 a l'intention d'organiser le « jugement » de 11 jeunes qui auraient été récemment arrêtés dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), pour détention illégale d'armes.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Roger Meece, s'est dit particulièrement troublé par l'annonce de ce simulacre de procès, contraire au droit international.

« Un tel procès ne saurait être, en l'état actuel, conforme aux normes internationales relatives aux droits de l'homme ni offrir aux prévenus toutes les garanties d'un procès équitable », souligne M. Meece dans un communiqué de presse.

La MONUSCO a rappelé aux dirigeants du M23 ainsi qu'à ceux des autres groupes armés, qu'ils sont tenus au plein respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire. La MONUSCO réitère également son appel au démantèlement immédiat et sans condition de l'administration parallèle illégitime organisée par le M23.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

RDC : l'ONU préoccupée par le sort de 53 enfants dans la province du Nord-Kivu

La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, ont fait part lundi de leurs préoccupations face aux informations selon lesquelles au moins 53 enfants risquent d'être recrutés à nouveau par le groupe rebelle M23 dans le territoire de Nyiragongo, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC).