Nigéria : Les groupes extrémistes passibles de poursuites pour crimes contre l'humanité, selon l'ONU

17 mai 2013

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a annoncé vendredi que les membres de Boko Haram et des autres groupes extrémistes qui sévissent au Nigéria pourraient être poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont celui de nettoyage ethnique.

« Ces groupes pourraient en effet être jugés pour leurs attaques systématiques contre les civils en raison de l'appartenance ethnique ou religieuse de ces derniers», a rappelé M. Colville, lors d'une conférence de presse à Genève.

Au cours des dernières semaines, plus de 220 personnes ont été tuées dans des affrontements violents entre les forces armées nigérianes et le groupe armé islamiste Boko Haram.

Le HCDH exhorte le gouvernement du Nigéria, qui vient d'annoncer le déploiement de forces militaires supplémentaires dans la région, à respecter les principes des droits de l'homme, notamment lors des patrouilles et des opérations d'urgence.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Ban Ki-moon lance un appel au calme face à la détérioration de la situation dans le nord-est du Nigéria

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé mercredi soir l'ensemble des groupes extrémistes au Nigéria à cesser leurs attaques, alors que l'état d'urgence a été déclaré dans la partie nord-est du pays.