La MONUSCO demande la suspension de soldats congolais impliqués dans des viols à grande échelle

8 mars 2013

Les Nations Unies ont appelé l'armée congolaise à suspendre deux de ses bataillons qui seraient impliqués dans des viols à grande échelle et d'autres violations des droits de l'homme.

Des enquêtes menées au cours des trois derniers mois par la Mission de stabilisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) dans la ville de Minova et les villages alentours ont conclu que deux unités des forces armées régulières congolaises avaient pris part à des viols multiples et à d'autres violations à la fin du mois de novembre dernier.

Par conséquent, la MONUSCO a adressé, le 4 février, une lettre au chef du personnel de la RDC dans laquelle elle demande la suspension officielle de ces unités. Elle a ensuite adressé une seconde injonction le 18 février, conformément à la politique de diligence voulue en matière de droits de l'homme.

« La Mission des Nations Unies est en contact avec les autorités congolaises au plus haut niveau pour veiller à ce que les accusés, notamment des officiers de haut rang, soient traduits en justice et tenus pour comptables de leurs actes », a déclaré aujourd'hui le porte-parole de l'ONU lors d'un point de presse à New York.

La Mission maintiendra, en coopération avec ses autres partenaires, son soutien aux autorités judiciaires congolaises pour poursuivre leurs enquêtes et prêtera assistance à la tenue éventuelle d'un procès.

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La Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) est en train d'enquêter sur les allégations de violations des droits de l'homme qui auraient eu lieu à Minova et dans les villages des environs, entre le 20 et 30 novembre, dont de nombreux viols, indique un communiqué de la mission publié mercredi.