Navi Pillay condamne l'assassinat d'un activiste tunisien qui faisait campagne contre la violence politique

6 février 2013

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a condamné mercredi l'assassinat de Chokri Belaïd, Secrétaire général du Mouvement des Patriotes Démocrates et l'un des dirigeants du Front populaire en Tunisie. M. Belaïd a été abattu mercredi matin, alors qu'il quittait son domicile dans la capitale Tunis.

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a condamné mercredi l'assassinat de Chokri Belaïd, Secrétaire général du Mouvement des Patriotes Démocrates et l'un des dirigeants du Front populaire en Tunisie. M. Belaïd a été abattu mercredi matin, alors qu'il quittait son domicile dans la capitale Tunis.

« J'ai été extrêmement attristée par la nouvelle choquante du meurtre de M. Belaïd », a déclaré Mme Pillay dans un communiqué de presse. « Il était un grand défenseur des droits de l'homme et des valeurs démocratiques et un farouche adversaire de la violence politique, qu'il avait publiquement dénoncée, hier encore, comme “une attaque contre le processus démocratique dans le pays ».

La Haut Commissaire a rappelé que le crime a été commis dans un contexte de violences politiques croissantes, notamment des attaques contre les locaux et les réunions de partis politiques et le meurtre d'un autre dirigeant politique dans le Sud de la Tunisie en octobre dernier.

« Je condamne fermement ces actes qui, comme M. Belaïd l'avait lui-même dit très clairement, menacent de porter gravement atteinte à la transition démocratique dans la Tunisie postrévolutionnaire. J'appelle tous les acteurs, tant du gouvernement que de la société civile, à s'unir derrière la campagne de M. Belaïd contre la violence politique. Ceci permettrait, au moins, de lui rendre un hommage digne pour son travail inestimable accompli en tant que militant des droits de l'homme et opposant à la violence. »

Navi Pillay a appelé les autorités à prendre des mesures rigoureuses afin d'enquêter sur son meurtre et d'autres crimes apparemment commis pour des raisons politiques et à fournir une meilleure protection aux personnes qui, comme Chokri Belaïd, ont été menacées et sont manifestement en danger.

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