Moyen-Orient : Ban et le Conseil de sécurité saluent le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas

21 novembre 2012

Les membres du Conseil de sécurité ont salué l'accord de cessez-le-feu conclu mercredi soir afin d'instaurer une cessation durable et viable des hostilités qui ont touché la bande de Gaza et Israël depuis une semaine.

Dans une déclaration lue à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre et Représentant permanent de l'Inde, Hardeep Singh Puri, ils appellent les parties à respecter l'accord et à veiller sérieusement à mettre en œuvre ses dispositions de bonne foi.

Les membres du Conseil ont vigoureusement salué les efforts déployés par le Premier Ministre égyptien, Mohamed Morsi, et d'autres pour parvenir à un cessez-le-feu. Ils sont également salué les efforts déployés par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

Celui-ci avait affirmé un plus tôt dans la journée qu'il ne fallait ménager aucun effort pour faire en sorte que ce cessez-le-feu soit durable. « Nous sommes tous conscients des risques et du fait que de nombreux détails doivent encore être consolidés, les deux parties devant d'abord respecter la trêve pour que ces questions sous-jacentes soient abordées », a-t-il souligné.

S'exprimant par visioconférence depuis Israël, Ban Ki-moon avait fait le bilan de sa visite de trois jours dans la région, précisant qu'en raison de la récente escalade, il avait annulé tous les rendez-vous prévus pour se rendre sans délai au Moyen-Orient et envoyer ainsi un « signal clair de la mobilisation de la communauté internationale ».

Le risque d'escalade mettait toute la région en danger, a-t-il dit avant de féliciter le Président égyptien, Mohammed Morsi, pour son leadership dans les pourparlers qui ont permis de conclure la trêve au Caire. « On doit veiller maintenant à ce que ce cessez-le-feu soit durable », a-t-il ajouté.

Cet après-midi, M. Ban a encore souligné qu'il faudrait remédier à toutes les causes profondes du conflit, citant l'ouverture des points de passage vers Gaza, la réconciliation interpalestinienne et la fin de la contrebande d'armes. Il a demandé à son Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, de rester au Caire pour veiller au respect du cessez-le-feu. Il s'agit de protéger la vie des civils où qu'ils se trouvent, a-t-il insisté. Les familles des deux côtés ont vécu dans la peur alors que la violence ne cessait de s'intensifier autour d'elles, ce qui n'est pas sans rappeler les événements de 2009, a-t-il dit.

Après avoir évoqué les victimes civiles et militaires des deux côtés, le Secrétaire général a rappelé avoir toujours condamné à la fois les tirs aveugles de roquettes vers Israël mais aussi l'usage disproportionné de la force pour répliquer à ces tirs. Les deux parties doivent respecter le droit international humanitaire, a-t-il plaidé.

En cette période difficile où toute la région connaît des transformations profondes, M. Ban a conclu qu'il convenait de ne pas oublier que la paix était l'objectif final, plus urgent que jamais. « Le moment est venu de conclure une paix globale et durable sur la base de la solution de deux États », a rappelé le Secrétaire général de l'ONU.

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