Golan : Ban préoccupé par les échanges de tirs intrasyriens et la riposte israélienne

12 novembre 2012

Le Secrétaire général a exprimé dimanche sa préoccupation devant les combats qui se sont déroulés ces derniers jours entre les forces de sécurité syriennes et l'opposition armée au Golan syrien, dans la zone de déploiement des Nations Unies, combats qui ont provoqué la riposte d'Israël.

Le Secrétaire général de l'ONU a exprimé dimanche sa préoccupation devant les combats qui se sont déroulés entre les forces de sécurité syriennes et l'opposition armée au Golan syrien, dans la zone de déploiement de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), combats qui ont provoqué la riposte d'Israël.

« Le Secrétaire général est profondément préoccupé par les risques d'escalade », indique la déclaration communiquée hier par son porte-parole. « Il lance un appel à la retenue et exhorte la Syrie et Israël à respecter l'accord de désengagement, leurs obligations réciproques et à cesser les hostilités de part et d'autre de la ligne de cessez-le-feu. »

Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie annexée par l'État hébreu le 14 décembre 1981 au terme de la guerre des Six Jours, en 1967. Jamais reconnue par la communauté internationale, cette occupation a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Signé en 1974, l'Accord de dégagement établissait une zone tampon et des zones égales de délimitation des forces et des armements de part et d'autre de celle-ci, et demandait l'établissement d'une force d'observation de l'ONU afin de surveiller sa mise en place.

D'après les médias, des tirs d'armes de petit calibre, ainsi qu'un tir d'artillerie auraient atterri dans le Golan occupé, provoquant la riposte d'Israël. Aucune blessure de civils ou de personnels des Nations Unies n'est à déplorer.

Mardi, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, avait prévenu des signes de débordement du conflit en Syrie. « La situation à l'intérieur de la Syrie est de plus en plus sombre chaque jour », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il y avait un risque croissant que la crise n'aggrave une situation déjà très précaire dans la région.

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