Ban demande aux autorités du Bahreïn de respecter les droits de ses citoyens

2 novembre 2012

Le Secrétaire général de l'ONU a exprimé jeudi sa préoccupation face à la décision prise, par les autorités du Bahreïn le 30 octobre, de restreindre les manifestations et autres rassemblements publics.

Selon une déclaration de son porte-parole, Ban Ki-moon « réitère son appel aux autorités de ce pays pour qu'elles respectent pleinement les normes des droits de l'homme, y compris la liberté d'expression, de rassemblement pacifique et d'association. »

« Le Secrétaire général est convaincu que ces restrictions pourraient aggraver la situation dans le pays et exhorte le Gouvernement du Bahreïn à les lever sans délai. Il appelle aussi les manifestants à veiller à ce que toutes les manifestations soient réellement pacifiques. Les dernières violences, qui auraient causé la mort de deux officiers de police, sont inacceptables », a affirmé le porte-parole.

M. Ban a appelé, une nouvelle fois, les autorités du Bahreïn à parvenir à une mise en œuvre intégrale des recommandations de la Commission d'enquête indépendante du Bahreïn.

« Il réaffirme sa conviction qu'un dialogue national inclusif et sérieux doit avoir lieu pour répondre aux aspirations légitimes de tous les Bahreïnis et que c'est la seule voie vers une plus grande stabilité et une plus grande prospérité pour tous les Bahreïnis », précise la déclaration.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Bahreïn : l'ONU consternée par les lourdes condamnations de militants des droits de l'homme

La Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Navi Pillay, a qualifié jeudi de regrettable la décision de la Cour d'appel de Bahreïn de confirmer les condamnations de 28 militants des droits de l'homme et de membres de l'opposition politique.