Le Canada déplore l'incapacité de l'ONU à endiguer l'effusion de sang en Syrie

1 octobre 2012

Le Ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, a vivement déploré lundi que les Nations Unies ne soient pas parvenues à imposer des sanctions immédiates qui permettraient « d'endiguer la marée sanglante en Syrie ».

Dans son discours devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le Ministre a prévenu que l'ONU serait jugée à l'aune de sa capacité à promouvoir la sécurité. « L'histoire jugera les États Membres qui permettent que de telles atrocités se poursuivent » en Syrie, a-t-il dit.

M. Baird a demandé au régime syrien de protéger le mieux possible ses stocks d'armes chimiques contre les risques d'utilisation ou de prolifération, entre des mains malveillantes. Le Canada, a-t-il promis, est prêt à aider les États voisins à prendre des mesures visant à réduire ces risques.

Le Canada, a-t-il ajouté, continue de demander que cesse immédiatement la violence. Et le Président Bachar al-Assad « doit être remplacé par un nouveau régime qui protège l'intégrité territoriale de la Syrie et respecte les droits de son peuple », a dit M. Baird.

Qualifiant ensuite le régime en place en Iran de « menace la plus grave pour la paix et la sécurité » et rappelant que le Canada avait suspendu ses relations diplomatiques avec ce pays, M. Baird a déclaré qu'il était « impossible d'avoir un dialogue franc avec un régime qui manque à sa parole, revient sur ses engagements et menace de perpétrer des crimes contre l'humanité. »

« Plutôt que d'accepter le conflit inévitable que l'Iran semble vouloir chercher, le Canada cherche une solution pacifique », a-t-il affirmé, exhortant le pays à cesser ses activités sensibles d'enrichissement d'uranium et à abandonner les technologies susceptibles de servir à des fins militaires. « L'Iran met la patience de la communauté internationale à l'épreuve. Cela aussi doit cesser », a-t-il dit.

Enfin, M. Baird a détaillé les violations « odieuses » des droits humains que constituent le fait de réduire en esclavage d'autres personnes, mentionnant « les camps de prisonniers politiques de la Corée du Nord », le recrutement forcé par le « M23 » en République démocratique du Congo ou le mariage précoce et forcé de jeunes filles. Citant les mots de Gandhi, M. Baird a invité la communauté internationale à ne pas perdre foi en « l'océan » qu'est l'humanité, « que quelques gouttes impures ne sauraient souiller ».

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