Le Soudan affirme être engagé dans une politique de « bon voisinage » avec le Soudan du Sud

29 septembre 2012

Le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Ali Ahmed Karti, a longuement évoqué, samedi devant l'Assemblée générale, qui poursuit son débat général, les efforts accomplis par son gouvernement pour mettre fin à un conflit de plusieurs décennies, efforts qui auront abouti selon lui à l'indépendance du Soudan du Sud, effective depuis un an.

Le Ministre des affaires étrangères du Soudan, Ali Ahmed Karti, a longuement évoqué, samedi devant l'Assemblée générale, qui poursuit son débat général, les efforts accomplis par son gouvernement pour mettre fin à un conflit de plusieurs décennies, efforts qui ont abouti selon lui à l'indépendance du Soudan du Sud, effective depuis un an.

« Avec l'appui du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l'Union africaine, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de négociations », a-t-il expliqué, indiquant que l'accord-cadre récemment signé à Addis-Abeba, en Éthiopie, « aurait été impossible sans la détermination du Président Al-Bachir et son attachement ferme à la paix et à la stabilité. »

Fustigeant « les tentatives en cours visant à détruire la réputation du Soudan et de son Président », M. Karti a demandé la levée des sanctions unilatérales injustes imposées par les États-Unis, rappelant que son pays était résolument engagé dans une politique de « bon voisinage ». Il en a voulu pour exemple la signature, le 26 septembre, par le Soudan et le Soudan du Sud, d'accords sur la sécurité, les frontières communes et les relations économiques.

Reconnaissant cependant qu'un accord n'avait pu être trouvé sur le statut final d'Abyei, le Ministre a indiqué que l'accord de juin 2012 sur les mesures relatives à la tenue d'un referendum à Abyei restait d'actualité.

M. Karti a ensuite déploré le fait que le Vice-Président du Soudan du Sud, lors de son intervention durant la présente session de l'Assemblée générale, aurait revendiqué la souveraineté du Soudan du Sud sur Heglig, qualifiant cette revendication de « contreproductive. »

Il y a deux jours, lors de sa propre intervention dans le cadre du débat général, le Vice-Président sud-soudanais, Riek Machar Teny-Dhurgon, avait évoqué les récentes échauffourées qui se sont produites à Heglig, petite ville du Kordofan du Sud où se trouvent des champs pétrolifères disputés par le Soudan et le Soudan du Sud. Il avait expliqué que les forces sud-soudanaises avaient agi en légitime défense face aux « menées » des forces soudanaises.

Le Ministre des affaires étrangères du Soudan a en outre invité la communauté internationale à s'acquitter de ses propres obligations découlant de l'Accord de paix global, telle que l'annulation de la dette soudanaise, « cette promesse n'ayant pas toujours pas été honorée », en l'invitant également à œuvrer à la consolidation de la paix au Darfour en prenant des mesures contre les groupes armés qui ont refusé de rejoindre le processus de paix. M. Karti a ensuite remercié le Qatar pour son rôle dans l'adoption de l'Accord de Doha concernant le Darfour.

 

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