Le Cameroun demande une régulation plus rigoureuse des flux économiques et financiers internationaux

Le Ministre des affaires étrangères du Cameroun Pierre Moukoko Mbonjo. Photo ONU/Marco Castro
Le Ministre des affaires étrangères du Cameroun Pierre Moukoko Mbonjo. Photo ONU/Marco Castro

Le Cameroun demande une régulation plus rigoureuse des flux économiques et financiers internationaux

Le Président du Cameroun, Paul Biya, a souhaité mercredi une meilleure régulation de l'économie mondiale, la mondialisation n'ayant pas permis, selon lui, d'assurer son fonctionnement de manière harmonieuse en prenant en compte les intérêts de toutes les parties.

M. Biya s'est exprimé dans une déclaration lue à l'Assemblée générale des Nations Unies par son Ministre des relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo.

« Les pays africains, et le Cameroun en particulier, qui ont traversé une longue crise marquée par le recul de leur PIB, auxquels a été imposée la dure discipline des plans d'ajustement structurel et qui ont connu une aggravation de leurs difficultés sociales, sont bien placés pour évaluer les conséquences de la dégradation de l'économie internationale », a rappelé M. Biya.

Selon le Président camerounais, les pays africains placent donc leurs espoirs dans une large concertation en vue d'une régulation d'ensemble des flux économiques et financiers qui prendrait en compte la situation des différentes catégories de pays.

M. Biya a également affirmé la volonté de son pays d'œuvrer davantage en faveur de la préservation de son capital naturel et de favoriser la recherche d'un modèle de société à faible intensité de carbone et la promotion de modes de production et de consommation durables.

« Alors que l'on assiste à un ralentissement de l'activité mondiale depuis 2008, les pays en développement craignent les effets d'une rechute de l'économie mondiale et d'une éventuelle contagion des crises qui affectent certaines parties du monde », a dit M. Biya.