A l'ONU, le Libéria appelle à soutenir les efforts pour rétablir la paix au Mali

26 septembre 2012

La Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a appelé mercredi la communauté internationale à soutenir les efforts de la Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) pour rétablir la paix dans la région, notamment au Mali, dont la partie nord est aux mains de groupes armés liés à Al Qaeda.

La Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, a appelé mercredi la communauté internationale à soutenir les efforts de la Communauté économique des États d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) pour rétablir la paix dans la région, notamment au Mali, dont la partie nord est aux mains de groupes armés liés à Al Qaeda.

S'exprimant à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, Mme Johnson Sirleaf a déclaré que son pays était « particulièrement consterné » par le renversement au moyen de coups d'Etat des gouvernements du Mali et de la Guinée-Bissau au début de l'année et avait « condamné sans réserve ces tentatives de prendre le pouvoir par des moyens non constitutionnels ».

En conséquence, a-t-elle dit, son pays soutient les décisions de la CEDEAO visant à restaurer le plus tôt possible l'ordre constitutionnel dans ces deux pays. Le Libéria « appelle la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité de l'ONU, à soutenir les efforts de la CEDEAO pour rétablir la paix dans notre région, en particulier au Mali ».

Mme Johnson Sirleaf a par ailleurs rappelé l'engagement du Libéria à ne jamais permettre que son territoire soit utilisé pour déstabiliser ses voisins. « Nous condamnons de manière catégorique toute tentative de compromettre la paix et les avancées démocratiques en Côte d'Ivoire et nous travaillons étroitement avec les autorités ivoiriennes et les missions de maintien de la paix de l'ONU en Côte d'Ivoire et au Libéria pour protéger et consolider la paix dans nos deux pays », a-t-elle dit.

La Présidente libérienne a brièvement évoqué les violences survenues récemment dans plusieurs pays musulmans après la production aux Etats-Unis d'un film dénigrant le prophète Mohammed, estimant que ce film démontrait une « insensibilité inacceptable à la foi islamique ».

Mais, a-t-elle ajouté, « même dans ces circonstances, nous devons tous être conscients du fait que la démocratie exige la liberté – liberté des idées, liberté de réunion, de religion et surtout liberté d'expression. Il en résulte souvent des déclarations ou des actes qui peuvent offenser. Mais la tolérance, et non pas la violence, est la réponse appropriée pour empêcher de nouvelles violences ».

 

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