Devant l'Assemblée, le Président de l'Afghanistan dénonce avec virulence l'islamophobie

25 septembre 2012

Le Président de l'Afghanistan, Hamid Karzaï, a indiqué devant l'Assemblée générale que le monde était secoué par « la décadence de fanatiques » coupables d'avoir commis des actes « insultants » contre la foi de 1,5 milliard de musulmans, qu'il s'agisse de la production d'un film ou de la publication de caricatures, qui ne sauraient selon lui être justifiés au nom de la liberté d'expression. Cependant, a-t-il ajouté, de tels actes ne sauraient excuser non plus la violence et le chaos qu'elles ont déclenchés au cours des dernières semaines à travers le monde.

« La menace de l'islamophobie est un phénomène inquiétant qui menace la paix et la sécurité entre les cultures et les civilisations », a dénoncé M. Karzaï, appelant les politiciens et les médias occidentaux à tout mettre en œuvre contre toutes les formes et manifestations d'une telle intolérance.

Évoquant la lutte contre le terrorisme, dans laquelle, a-t-il affirmé, son pays est engagé, le Président a indiqué que ce fléau n'existait pas auparavant en Afghanistan et qu'il n'y était apparu qu'avec le soutien de « réseaux extérieurs ». Il s'est également dit convaincu qu'une solution militaire ne suffirait pas à mettre fin aux violences, mais qu'il fallait au contraire privilégier un processus de paix et de réconciliation destiné à inclure tous les éléments armés, talibans ou autres groupes d'opposition désireux de déposer les armes.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Dénonçant un film « malveillant et provocateur », Pillay exhorte les leaders musulmans à rétablir le calme

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a exhorté aujourd'hui les dirigeants religieux et politiques à tout mettre en œuvre pour rétablir le calme alors que le monde musulman est secoué par une vague de protestations déclenchée par un film islamophobe.