Le Président Kabila demande le soutien de l'ONU dans la lutte contre les groupes armés dans l'est de la RDC

25 septembre 2012

Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, s'en est pris mardi aux « ennemis de la paix » qui menacent l'élan pris par son pays depuis dix ans dans « les chantiers de la démocratisation, de la construction de l'état de droit, du développement des infrastructure économiques et de l'amélioration des conditions de vie ».

Depuis le mois de mars 2012, a-t-il expliqué aux États Membres de l'Assemblée générale, la province du Nord-Kivu est redevenue tristement célèbre, « non pour la beauté incomparable de ses paysages, ni pour l'extraordinaire richesse de sa diversité », mais pour le mal profond que l'égoïsme, l'extrémisme, le communautarisme et « le primat de la loi de la force sur la force de la loi » peuvent produire au sein d'une société. En accusation, les « éléments impénitents du fait de leur grande capacité de nuisance et de soutiens extérieurs ».

« Cette situation est inacceptable, mérite d'être condamnée et doit ouvrir la voie à des sanctions » a déclaré M. Kabila, en disant attendre de la communauté des nations qu'elle assume ses responsabilités et du Conseil de sécurité qu'il fasse respecter ses résolutions.

Les Congolais sont conscients qu'il leur revient de défendre leur patrie et d'assurer l'ordre public et la sécurité sur l'ensemble du territoire, a précisé le Président Kabila. « Nous sommes déterminés à assumer cette responsabilité et à y consacrer toutes nos ressources humaines, matérielles et financières, quitte à sacrifier nos ambitions légitimes pour l'émergence du Congo », a-t-il assuré.

« Nous demeurons également déterminés à garantir la cohésion nationale et une égale protection à tous nos citoyens », a-t-il ajouté. En revanche, a-t-il dit, « je forme le vœu de voir notre Organisation engager tous les États membres, particulièrement ceux qui se laissent tenter par la violence, au respect des principes directeurs de la Charte des Nations Unies ».

« La République démocratique du Congo est un placement sûr », a conclu le Président, en voulant rassurer ceux qui, de loin ou de près, partenaires bilatéraux ou multilatéraux qui accompagnent son pays dans ses efforts « pour ériger, au centre de l'Afrique, un Congo uni et prospère, en paix avec lui-même et avec tous ses voisins ».

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le Secrétaire général adjoint Ladsous se rend en RDC en prévision d'un sommet de l'ONU sur la crise dans les Kivu

« Il est certain que la République démocratique du Congo (RDC) a vécu ces derniers mois une situation extraordinairement complexe et douloureuse, marquée par de nombreuses souffrances et des déplacements de populations considérables, sur fonds de violences, de meurtres, de viols et d'insécurité. »