Syrie : le Conseil des droits de l'homme encouragé à poursuivre son action

10 septembre 2012

Le Secrétaire général Ban Ki-moon et la Haut-Commissaire Navi Pillay demandent au Conseil des droits de l'homme, qui vient d'entamer sa 21ème session, de renforcer son action sur la situation en Syrie.

À l'ouverture des travaux de la 21ème session du Conseil des droits de l'homme, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, ont tous deux exprimé lundi leur préoccupation devant la détérioration de la situation en Syrie, où les combats continuent de faire rage entre les forces gouvernementales et celles de l'opposition, et plaidé pour une action renforcée.

« Je suis profondément troublé par les bombardements aériens de civils par les forces gouvernementales, les tensions sectaires croissantes, la détérioration de la situation humanitaire et le choix manifeste des deux parties de privilégier la force plutôt que le dialogue », a déclaré M. Ban devant les membres du Conseil, réunis à Genève jusqu'au 28 septembre.

De son côté, Navi Pillay a pointé les conséquences « dévastatrices pour les civils » du conflit en Syrie : « Le recours aux armes lourdes par le gouvernement et le bombardement de zones habitées ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et provoqué des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire catastrophique », a-t-elle renchéri.

M. Ban a appelé les parties prenantes à appuyer les efforts diplomatiques déployés au niveau international, notamment ceux du Représentant spécial conjoint du Secrétaire général et de la Ligue des États arabes, Lakhdar Brahimi, afin de faciliter la transition et la recherche d'une solution négociée au conflit.

Tout en saluant l'action du Conseil jusqu'à présent face à la crise en Syrie – celui-ci a notamment établi une commission d'enquête internationale indépendante sur les crimes commis dans ce pays depuis le début du soulèvement contre le Président Bachar Al-Assad – le Secrétaire général l'a cependant enjoint à maintenir sa vigilance et à veiller à ce que les auteurs de graves violations des droits de l'homme soient traduits en justice.

La Haut Commissaire aux droits de l'homme a souligné que les actes imputés aux forces régulières syriennes pourraient relever de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Elle n'en a pas moins dénoncé les violations commises par les forces anti-gouvernementales, notamment des meurtres, des exécutions sommaires et des actes de torture.

Choquée par le massacre perpétré à Daraya, Navi Pillay a demandé l'ouverture d'une enquête approfondie sur cet incident, priant le gouvernement syrien de garantir l'accès à la commission d'enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l'homme et de soutenir l'action de Lakhdar Brahimi.

 

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