Syrie : Valerie Amos plaide pour un meilleur financement des opérations humanitaires

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, en conférence de presse. ONU Photo/JC MCIlwaine
La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, en conférence de presse. ONU Photo/JC MCIlwaine

Syrie : Valerie Amos plaide pour un meilleur financement des opérations humanitaires

La Secrétaire générale adjointe appelle les donateurs à se mobiliser à l'appui des opérations humanitaires en Syrie, où 2,5 millions de personnes ont besoin d'urgence d'accès aux services de base.

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires a appelé mercredi la communauté internationale à se montrer plus généreuse dans son soutien aux opérations humanitaires en Syrie, où 2,5 millions de personnes ont besoin d'urgence d'accès aux services de base.

« La situation humanitaire a empiré depuis mon dernier déplacement dans le pays en mars », a déploré Valerie Amos – qui est également la Coordonatrice des secours d'urgence des Nations Unies – aux journalistes venus assister à la conférence de presse qu'elle a donnée aujourd'hui de retour de sa mission.

« Nous faisons face à des problèmes d'accès aux populations en détresse, en particulier là où les parties au conflit se livrent à des affrontements soutenus, mais nous sommes également confrontés à de graves problèmes de financement », a-t-elle expliqué.

« Si nous disposions de ressources plus conséquentes, nous pourrions prêter assistance à davantage de nécessiteux, en particulier grâce aux solides partenariats que nous avons réussi à nouer avec les organisations non-gouvernementales locales et le Croissant rouge arabe syrien. »

Près de 17.000 personnes, principalement des civils, ont trouvé la mort dans le conflit qui déchire la Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime du Président Bachar Al-Assad, il y a environ 17 mois. Au cours du mois écoulé, la violence a connu une escalade dans plusieurs villes et villages, ainsi que dans les deux plus grandes métropoles du pays, Damas et Alep.

La semaine dernière, Mme Amos s'est rendue en Syrie, ainsi qu'au Liban voisin, pour évaluer en personne l'impact du conflit et examiner les moyens de renforcer l'assistance humanitaire. « Les déplacés, comme les familles d'accueil, ont des besoins urgents en raison de l'impact de la crise sur l'économie et les moyens de subsistance », a précisé la Secrétaire générale adjointe.

Elle a tout particulièrement exprimé sa préoccupation devant la dégradation des conditions sanitaires dans les écoles, qui sont utilisées pour accueillir les personnes déplacées, prévenant des risques qu'une telle situation ferait courir aux enfants à l'approche de la rentrée des classes.

« Cela provoquera des perturbations pour des milliers d'écoliers à moins que des solutions d'ébergement alternatives ne soient trouvées pour les déplacés », a assuré Mme Amos.

En dépit d'une aide fournie à plus de 800.000 personnes par les agences des Nations Unies et leurs partenaires, l'appel lancé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), d'un montant de 180 millions de dollars, reste sous-financé de moitié.

Aussi la Secrétaire générale adjointe a-t-elle plaidé pour une générosité supplémentaire de la part des bailleurs de fonds, tout en assurant que le système des Nations Unies continuerait de faire tout son possible pour venir en aide aux populations.