HCR : le programme de rapatriement volontaire des réfugiés de la RDC prend de la vitesse

8 août 2012

Plus de 11.000 réfugiés originaires de la République démocratique du Congo (RDC) sont rentrés dans leur province natale, depuis l'accélération du programme de rapatriement volontaire, a annoncé mercredi le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Le rapatriement, qui avait commencé timidement, atteint petit à petit sa vitesse de croisière », s'est félicité le responsable du bureau du HCR à Dongo, Geert Van de Casteele, dans un communiqué de presse. « Si nous arrivons à conserver une moyenne de 300 personnes par convoi, nous espérons, pour le mois d'août, pouvoir rapatrier entre 8.000 et 9.000 personnes ».

Environ 143.000 ressortissants de la RDC avaient fui leurs villages pour les les pays voisins, dont 123.000 au Congo-Brazzaville et 20.000 en République centrafricaine, à la suite des affrontements interethniques provoqués fin 2009par un conflit sur les conditions d'exercice du droit de pêche et d'agriculture traditionnels entre les communautés Munzaya et Enyele.

Au Congo voisin, les réfugiés vivent sur plusieurs sites éparpillés sur plus de 500 kilomètres le long de la rivière Oubangui dans le département de la Likouala. Après la saison sèche, le niveau des eaux reste bas, ce qui représente un défi majeur pour le HCR qui doit acheminer du matériel pour l'opération de rapatriement volontaire.

Au 1er août, le HCR avait organisé 42 convois, qui ont ramené 10 596 réfugiés dans leur pays natal. Le 4 août, ils étaient au total 11 199. Pendant le mois d'août, le HCR espère faire partir 15 convois « organisés », pour lesquels le HCR affrète des bateaux, et 17 convois « semi-organisés », pour lesquels les réfugiés réservent leur traversée mais passent tout de même par le centre de réception du HCR dans la province de l'Équateur.

Avant le départ de la République du Congo, les réfugiés sont rassemblés dans un centre de départ. « Nous devons nous assurer que les candidats au retour sont aptes au voyage, que les personnes vivant avec des maladies chroniques et autres personnes vulnérables sont connues afin de recevoir assez de médicaments pour trois mois et leur permettre de continuer à se soigner », a expliqué le chef du bureau du HCR à Impfondo au Congo, Daniel Martin,

Le HCR apporte un soutien à la réintégration des rapatriés dans une région qui manque de nombreuses infrastructures. Des abris ont été construits pour les rapatriés les plus vulnérables. Deux bureaux supplémentaires, à Buburu et à Mbandaka en Equateur, vont être ouverts pour renforcer l'opération de rapatriement qui couvrira également le retour des réfugiés ayant fui vers la République centrafricaine.

 

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