Syrie : le Chef de la MISNUS préoccupé par le sort des civils à Alep

6 août 2012

Le Chef par intérim de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), le Général Babacar Gaye, a attiré lundi l'attention sur le sort des civils à Alep, touchés par les combats qui font rage dans cette ville.

« Je suis très préoccupé par la poursuite des violences en Syrie, et particulièrement par la détérioration de la situation à Alep et l'impact des combats sur la population », a déclaré le général Gaye dans un communiqué de presse. « J'exhorte les parties prenantes à protéger les civils et à respecter leurs obligations, conformément au droit humanitaire international. Les civils ne doivent pas être pris pour cible par l'artillerie et les armes lourdes », a-t-il rappelé.

Au cours des derniers jours, la MISNUS a reçu des informations faisant état d'une escalade de la violence dans de nombreuses villes du pays, notamment à Damas et Alep, les deux plus grandes métropoles syriennes. Des combats violents se seraient déroulés dans le centre historique d'Alep et la ville aurait été bombardée par l'artillerie et l'aviation.

L'ONU s'apprête à fournir une assistance humanitaire et alimentaire sur place alors que la population locale ferait face à une pénurie de denrées alimentaires et à des coupures de gaz et d'électricité. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien estiment que les combats ont contraint 200.000 personnes à fuir la ville et ses alentours.

« J'exhorte toutes les parties prenantes à prendre toutes les mesures nécessaires pour entamer un dialogue, seule façon de mettre un terme à la souffrance du peuple syrien et au conflit », a ajouté le général Gaye.

 

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