Le Conseil de sécurité condamne les exactions des groupes armés dans l'est de la RDC

2 août 2012

Le Conseil de sécurité a renouvelé jeudi sa ferme condamnation du groupe armé M23 et des attaques qu'il a commises en République démocratique du Congo (RDC), réitérant son exigence que ce mouvement mette immédiatement fin à toute activité de déstabilisation, notamment à toute avancée vers la ville de Goma.

La déclaration du Conseil intervient à la suite à l'exposé le 30 juillet au Conseil par le Représentant spécial du Secrétaire général en RDC et Chef de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation dans ce pays(MONUSCO), Roger Meece, sur la situation dans l'est de la RDC, en particulier sur les attaques perpétrées par les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) et sur la menace imminente qui pèse sur la ville de Goma.

« Les membres du Conseil de Sécurité demandent instamment au M23 et à tous les groupes armés de cesser toute forme de violence, y compris les violences sexuelles ainsi que le recrutement et l'emploi d'enfants-soldats. Ils demandent aux institutions pertinentes de veiller à ce que toutes les violations des droits de l'Homme fassent l'objet d'enquêtes et à ce que les auteurs soient tenus responsables de leurs actes », ont-ils souligné dans une déclaration à la presse.

De son côté, la Haut Commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a récemment désigné cinq commandants impliqués dans des atrocités par le passé et qui constituent la plus grave menace pour la population civile : Bosco Ntaganda, inculpé par la Cour pénale internationale, Sultani Makenga, Baudouin Ngaruye, Innocent Zimurinda et Innocent Kaina.

Dans la déclaration, les membres du Conseil de sécurité expriment par ailleurs leur profonde préoccupation devant l'aggravation de la situation humanitaire dans le Nord-Kivu, en particulier l'augmentation du nombre de personnes déplacées et de réfugiés, et appellent la communauté internationale à fournir l'appui humanitaire approprié. Ils se déclarent également préoccupés par les conséquences négatives que pourrait avoir la situation actuelle sur la sécurité et les conditions humanitaires dans la province congolaise du Sud-Kivu.

« Les membres du Conseil de sécurité se félicitent que le Président Kagame et le Président Kabila se soient entretenus récemment afin de résoudre la crise, y compris par l'intermédiaire de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) », précise la déclaration.

« Ils encouragent la poursuite d'un dialogue de haut niveau à l'échelle bilatérale et régionale et la mise en œuvre intégrale des mécanismes régionaux existants pour résoudre le problème de l'insécurité dans l'est de la République démocratique du Congo et trouver une solution politique durable. Ils notent à cet égard qu'un sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs doit se tenir à Kampala le 7 août 2012 ».

 

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