Un groupe d'experts de l'ONU examine plus de 200 cas de disparitions forcées

Un groupe d'experts de l'ONU examine plus de 200 cas de disparitions forcées

Jeremy J. Sarkin, expert du Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires.
Un groupe de cinq experts indépendants de l'ONU sur les disparitions forcées a achevé vendredi l'examen de plus de 200 cas dans plus de 30 pays, dont 13 dans le cadre d'une procédure d'action urgente, lors d'une session de travail entamée lundi.

Les experts ont notamment examiné les réponses de plusieurs gouvernements à des lettres d'intervention, des plaintes ou des accusations qui les concernent. Des réunions ont eu lieu avec les représentants des gouvernements de l'Algérie, du Japon et de la République de Corée pour échanger des informations concernant des cas individuels ou sur des questions plus générales.

Le groupe d'experts a également eu des discussions avec des organisations non-gouvernementales et des membres de familles de personnes disparues. L'envoi d'une mission officielle au Pakistan en septembre 2012 a été décidé au cours de cette session de travail.

Au cours de la session, le groupe de travail de l'ONU a notamment examiné des cas dans les pays suivants : Arabie Saoudite, Afghanistan, Albanie, Algérie, Argentine, Bangladesh, Belarus, Bhutan, République Centrafricaine, Colombie, Espagne, République populaire démocratique de Corée, Egypte, Géorgie, Kenya, Koweït, Laos, Libye, Mexique, Maroc, Myanmar, Pakistan, Pérou, Russie, Sri Lanka, Suisse, Syrie, Tadjikistan, Thaïlande, Turquie, Ouzbékistan et Yémen.

Le groupe d'experts sur les disparitions forcées a été crée en 1980, et il est actuellement composé du Président du groupe Olivier de Frouville (France), Ariel Dultzky (Argentine), Jasmina Dzumhur (Bosnie Herzégovine), Osman El-Hajjé (Liban) et Jeremy Sarkin (Afrique du Sud).