Syrie : Kofi Annan réitère l'importance de mettre en œuvre le plan de paix en six points

11 juillet 2012

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Kofi Annan, a réaffirmé mercredi l'importance de mettre en œuvre son plan en six points pour mettre un terme aux violences dans ce pays du Moyen-Orient, soulignant le rôle de la communauté internationale à cet égard.

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Kofi Annan, a réaffirmé mercredi l'importance de mettre en œuvre son plan en six points pour mettre un terme aux violences dans ce pays du Moyen-Orient, soulignant la nécessité pour la communauté internationale de continuer d'œuvrer à la fin du conflit.

Plus tôt dans la journée, M. Annan a informé le Conseil de sécurité par visioconférence des conclusions de son récent déplacement à Damas, la capitale syrienne, où il s'est entretenu avec le Président Bachar Al-Assad, ainsi que de ses entrevues avec des responsables gouvernementaux iraquiens et iraniens. Il a également informé les membres du Conseil des résultats obtenus par la réunion du Groupe d'action sur la Syrie, qui s'est réuni la semaine dernière.

Au cours d'une conférence de presse donnée cet après-midi à Genève, M. Annan a souligné que M. Al-Assad et lui-même étaient tombés d'accord pour entreprendre une action immédiate dans les zones touchées par des violences extrêmes, tout en continuant à mettre en œuvre le plan de paix en six points présenté par l'Envoyé spécial en mars dernier.

« Nos discussions ont porté sur les zones touchées par des violences si atroces qu'il est impossible d'y prêter une assistance humanitaire aux populations piégées sur la mise en place d'arrangements de cessez-le-feu avec le soutien possible de la MISNUS », a-t-il ajouté.

Le plan de paix en six points de M. Annan appelle à la fin des violences, à l'ouverture d'un accès aux agences humanitaires, à la libération des détenus, au début d'un dialogue politique inclusif qui prenne en compte les aspirations du peuple syrien, ainsi qu'à un accès sans entrave pour les médias internationaux et au respect des libertés civiques de tous les Syriens.

Lors de cette réunion, le Groupe d'action sur la Syrie est parvenu à un accord soulignant les étapes à suivre pour une transition pacifique en Syrie. Cet accord propose notamment d'établir un organe gouvernemental de transition, doté des pleins pouvoirs exécutifs, comme partie des principes et règles agréés pour une transition politique menée par la Syrie elle-même. Toutes les parties concernées doivent également se réengager immédiatement en faveur d'une cessation durable des violences armées, à pleinement coopérer avec les observateurs de la Mission de supervision des Nations Unies et à appliquer le plan en six points de M. Annan.

Dans ses remarques à la presse, l'Envoyé spécial conjoint a souligné que les membres du Groupe d'action prennent des mesures significatives pour exercer une pression sur les différents parties afin de faire respecter les résolutions du Conseil de sécurité exigeant la fin des violences. Il a fait part d'une réponse positive à ses entrevues.

« En Iraq et en Iran, les autorités se sont engagés à soutenir la mise en œuvre du plan de paix en six points et soutiennent l'idée d'une transition politique conduite par les Syriens eux-mêmes pour leur permettre de décider de leur avenir politique », a-t-il expliqué. « De toute évidence, elles useront de leur influence pour encourager le gouvernement syrien et l'opposition à s'engager dans cette voie. »

M. Annan a également relevé l'importance de l'unité du Conseil de sécurité s'agissant de la crise syrienne.

« J'exhorte tous les gouvernements à travailler ensemble auprès des parties et soutenir les efforts de médiation en cours. Si nous nous unissons – et cette question a été soulevée aujourd'hui lors de mon exposé au Conseil –, si le Conseil parle d'une seule et même voix, cette voix portera bien plus loin que si lorsque elle est minée par les divisions », a-t-il estimé.

Le mandat initial de trois mois de la MISNUS expire le 20 juillet prochain et le Conseil doit se réunir d'ici cette date pour décider de son avenir.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Kofi Annan compte sur le soutien de l'Iran pour mettre fin au conflit en Syrie

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabe pour la crise en Syrie, Kofi Annan, a rencontré mardi, à Téhéran, le Ministre des affaires étrangères de la République islamique d'Iran, Ali Akbar Salehi, en vue d'obtenir le soutien de ce pays dans les efforts actuellement déployés pour mettre fin aux violences en Syrie.