Ban demande un relèvement des contributions au Fonds pour les victimes de la torture

26 juin 2012
Une victime de torture de la République du Congo dans un centre de réhabilitation au Sénégal.

Dans un message marquant la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, observée mardi, le Secrétaire général de l'ONU, à encouragé les États à inverser la tendance à la baisse, ces deux dernières années, des contributions au Fonds des Nations Unies pour les victimes de la torture.

M. Ban Ki-moon a rappelé que ce Fonds soutenait des centaines d'organisations et d'entités qui viennent en aide aux victimes de la torture et à leur famille partout dans le monde. « Malgré l'insécurité financière mondiale actuelle », il a engagé la communauté internationale à apporter un appui concret aux victimes de la torture, pour montrer « sa détermination et sa volonté sans équivoque de lutter contre la torture ».

Vingt-cinq ans après l'entrée en vigueur de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, cette pratique cruelle et déshumanisante demeure en effet largement répandue, a déploré le Secrétaire général.

« Chaque jour, des femmes, des hommes et des enfants sont torturés ou maltraités dans l'intention de détruire leur sens de la dignité ou de leur valeur en tant qu'êtres humains. Parfois, cela fait partie d'une politique délibérée de l'État visant à susciter la peur et à intimider sa population. »

Dans trop de pays, les revendications légitimes de liberté et de respect des droits de l'homme sont violemment réprimées, a relevé M. Ban, soulignant que « même lorsque les régimes changent, les tortures se poursuivent souvent et l'impunité reste la norme. »

À l'occasion de cette Journée, « nous exprimons notre solidarité avec les centaines de milliers de victimes de la torture et leurs familles à travers le monde, qui endurent tant de souffrances », a-t-il déclaré.

Nous prenons également note de l'obligation faite aux États non seulement de prévenir la torture, mais aussi d'offrir aux victimes de la torture une réparation efficace et rapide, une indemnisation, et les moyens nécessaires à leur réadaptation sociale, psychologique, médicale ou autre, a ajouté le Secrétaire général, qui a évoqué la pertinence d'ouvrir des centres ou des services de réadaptation.

 

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