Rio+20 : les grandes entreprises de quatre pays engagées en faveur du développement durable

21 juin 2012

Première mondiale, quatre pays ont lancé jeudi une initiative commune par laquelle leurs grands entreprises devront désormais s'engager à faire rapport sur les mesures qu'elles prendront en faveur du développement durable, comme le prévoit l'une des dispositions du document final de la Conférence Rio+20.

Première mondiale, quatre pays ont lancé jeudi une initiative commune par laquelle leurs grandes entreprises devront désormais s'engager à faire rapport sur les mesures qu'elles prendront en faveur du développement durable, comme le prévoit l'une des dispositions du document final de la Conférence Rio+20.

Le Brésil, le Danemark, la France et l'Afrique du Sud forment le groupe des « amis du paragraphe 47 » dans le but de promouvoir la responsabilité et les pratiques optimales parmi leurs grandes entreprises respectives, et ce avec le soutien du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

L'objectif annoncé est de faire de la transparence et de la responsabilité des éléments clés de la contribution du secteur privé au développement durable et de suivre l'impact de ses contributions. L'annonce de l'initiative a été faite lors d'une manifestation qui a eu lieu en marge de Rio+20 en présence du Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

Pionniers dans l'élaboration de politiques et de pratiques optimales dans le domaine de la responsabilité entrepreneuriale, les quatre pays cités souhaitent désormais mettre cette expérience au service du reste du monde et inciter d'autres nations à suivre leur exemple.

« Les gouvernements peuvent jouer un rôle crucial pour promouvoir de telles pratiques et veiller à davantage de transparence aux niveaux nationaux. Au Danemark, la législation contraint les grandes entreprises à faire rapport, ce qui contribue à renforcer leur bonne réputation au niveau international et leur confère de la valeur ajoutée », a expliqué le Ministre des Affaires étrangères danois, Villy Soevndal.

En Afrique du Sud, les entreprises cotées en bourse à Johannesburg sont tenues de rédiger des rapports reflétant à la fois leurs performances financières et les mesures qu'ils ont prises pour respecter l'environnement.

« L'adoption d'approches davantage axées sur la viabilité permet la création d'emplois verts et ouvre la voie à de nouvelles opportunités d'investissements et de marchés pour l'exportation. Cela aide en outre à la création d'une économie fondée sur un savoir-faire respectueux de l'environnement et permet à l'Afrique du Sud d'être la tête du développement durable », a souligné le Ministre de l'eau et des affaires environnementales de ce pays, Edna Molewa.

 

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