Iraq : L'ONU préoccupée par le retard pris par le transfert des résidents d'Ashraf

L'entrée du Camp Ashraf, en Iraq.
L'entrée du Camp Ashraf, en Iraq.

Iraq : L'ONU préoccupée par le retard pris par le transfert des résidents d'Ashraf

Le Représentant spécial du Secrétaire général en Iraq, Martin Kobler, a exprimé lundi sa préoccupation devant le retard accusé par le transfert des résidents du camp d'Ashraf vers le camp d'Hurriya. Ce transfert a été interrompu après l'arrivée d'un cinquième groupe de résidents le 5 mai dernier.

« J'exhorte les résidents restants du camp d'Ashraf à se réinstaller dans les meilleurs délais dans le camp d'Hurriya», a déclaré M. Kobler. « Le processus de transfert ne devrait pas s'interrompre. Je suis préoccupé par le fait qu'il pourrait y avoir des violences si la réinstallation ne reprend pas. J'appelle donc le gouvernement de l'Iraq à éviter tout transfert par la force. Celui-ci doit être volontaire. Les Nations Unies soutiennent seulement une solution pacifique et humanitaire et sont prêtes à en faciliter la mise en œuvre. »

Le Représentant spécial a également appelé les États Membres à accueillir les résidents éligibles au statut de réfugiés et à leur offrir la possibilité d'un avenir plus prospère qu'en Iraq.

Les résidents du camp Ashraf sont des membres de l'Organisation des Moudjahiddines du peuple d'Iran (OMPI - Mujahedin-e Khalq), le principal mouvement d'opposition extérieur au régime en place en Iran.

Le processus de réinstallation a progressé depuis février 2012. Deux-tiers des résidents se sont déjà rendus au camp d'Hurriya, qui servira de centre de transit en attendant leur réinstallation définitive à l'extérieur de l'Iraq. Parmi eux se trouvent des centaines de personnes souffrant de handicaps ou de graves problèmes de santé.

Dans le camp d'Hurriya, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déployé une équipe chargée de déterminer le statut de réfugiés des résidents en vue de préparer la réinstallation des personnes éligibles dans des pays tiers, comme le prévoit l'accord signé entre l'ONU et le gouvernement d'Iraq.

La Mission d'assistance des Nations Unies en Iraq (MANUI) surveille quant à elle la situation des droits de l'homme et humanitaire dans le cadre du processus de transfert vers le camp d'Hurriya.

D'après le mémorandum d'accord signé le 25 décembre 2011, le gouvernement de l'Iraq est responsable pour la sûreté et la sécurité des résidents au cours de la réinstallation et pour la durée de leur séjour dans le camp d'Hurriya.