Syrie : les observateurs ont déjà un impact sur le terrain, selon l'ONU

1 mai 2012

Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, a estimé mardi que la présence d'observateurs militaires de l'ONU en Syrie avait déjà un impact sur la situation sur le terrain.

Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, a estimé mardi que la présence d'une vingtaine d'observateurs militaires de l'ONU en Syrie avait déjà un impact sur la situation sur le terrain et a précisé que la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS) serait pleinement opérationnelle d'ici fin mai.

Il y a actuellement 24 observateurs militaires en Syrie et leur nombre devrait augmenter rapidement dans les deux prochaines semaines, a dit M. Ladsous, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York. Les effectifs de la MISNUS devraient être au complet d'ici fin mai, soit au total 300 observateurs militaires.

Ces observateurs sont pour l'instant peu nombreux. « Toutefois, ils ont déjà un impact efficace sur le terrain. Ils voient ce qui se passe mais aussi leur présence a le potentiel de changer la dynamique politique », a estimé M. Ladsous.

La Mission a déjà des petites équipes déployées à Damas, Homs, Hama, Deraa et Idlib. « Dans chacun de ces endroits, elles sont en contact avec toutes les parties et elles mènent des patrouilles régulièrement », a dit le chef des opérations de maintien de la paix.

Le chef de la MISNUS, le général Robert Mood, est arrivé dimanche 29 avril dans la capitale syrienne Damas pour diriger la mission. « C'est un officier très expérimenté, avec beaucoup d'expérience dans le maintien de la paix, y compris dans la région », a souligné M. Ladsous.

Il a de nouveau appelé les parties à respecter l'impartialité des observateurs, à faciliter l'accomplissement de leur mandat et à garantir leur sécurité.

S'agissant de la situation en Syrie, M. Ladsous a estimé que c'était aux parties « de montrer leur désir de cesser toutes les formes de violence armée. » « Davantage de bombes, davantage d'armes, davantage de violence ne peuvent qu'augmenter la tension et accroître le bilan humain. Nous appelons toutes les parties en Syrie à garantir que la cessation de la violence soit véritablement observée. La MISNUS surveillera et soutiendra cet effort », a-t-il ajouté.

Les premiers rapports des observateurs sur le terrain « montrent clairement que toutes les parties doivent prendre des mesures supplémentaires pour garantir une complète et durable cessation de la violence », a-t-il encore dit.

De son côté, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Radikha Coomaraswamy, s'est dite mardi alarmée par une nouvelle vague de violence tuant et blessant des enfants en Syrie.

"Des informations indiquent que deux enfants ont été tués aujourd'hui par une attaque au mortier. Au cours des derniers jours, au moins un enfant a été tué lors de manifestations anti-gouvernementales, et le cadavre d'une fillette a été retiré des décombres d'une maison à Hama", a déclaré Mme Coomaraswamy dans un communiqué de presse.

Elle a relevé que depuis le début officiel de la cessation de la violence armée, le 12 avril, 34 enfants auraient été tués. "J'appelle toutes les parties à éviter des tactiques aveugles entraînant des morts et des blessés chez les enfants", a dit Mme Coomaraswamy.

 

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