Syrie : l'Envoyé spécial Kofi Annan pousse à un cessez-le-feu

L’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan. Photo ONU/Fabrice Arlot
L’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan. Photo ONU/Fabrice Arlot

Syrie : l'Envoyé spécial Kofi Annan pousse à un cessez-le-feu

L'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan, a exhorté mardi le gouvernement syrien et les forces d'opposition à mettre fin à la violence en rappelant que toutes les hostilités doivent prendre fin au plus tard jeudi matin.

« Nous avons encore le temps d'ici le 12 (avril) d'arrêter la violence et je lance cet appel à toutes les parties concernées et au gouvernement en premier lieu et aux forces d'opposition », a déclaré M. Annan lors d'une conférence de presse en Turquie.

La semaine dernière, le gouvernement syrien avait dit à M. Annan que le retrait des troupes serait achevé au 10 avril. L'Envoyé spécial conjoint a dit que lorsque cela sera fait, il faudra que toutes les parties prenantes cessent toutes formes de violence, de sorte à ce qu'une cessation complète des hostilités soit en place à 6 heures du matin le 12 avril, heure de Damas.

Une équipe de l'ONU est actuellement en Syrie pour commencer les préparations techniques pour le déploiement éventuel d'observateurs pour suivre la cessation de la violence armée et la mise en œuvre complète du plan en six points de M. Annan, qui a réitéré sa confiance dans le plan.

« Je pense qu'il est trop tôt pour affirmer que le plan a échoué. Il est toujours sur la table et nous nous battons tous pour que ce plan soit mis en œuvre. Le plan bénéficie de l'approbation du Conseil de sécurité, des Syriens et de l'opposition qui accepte le plan si le gouvernement respecte son engagement de retirer ses troupes. Le plan est donc toujours valable », a souligné M. Annan.

L'Envoyé spécial a dit qu'il allait soumettre un rapport aujourd'hui au Conseil de sécurité pour faire part des informations qu'il a reçues du gouvernement syrien concernant le retrait des troupes. M. Annan a cependant fait part de son inquiétude concernant les informations faisant état de mouvements de troupes vers des zones qui n'ont pas été touchées par la violence.

« Nous ne sommes pas encore sur le terrain. Nous discutons notamment de la création d'une mission de suivi qui observerait la cessation de la violence », a expliqué M. Annan en soulignant qu'une présence dans le pays permettrait de mieux observer, suivre et tenir informer de ce qui se passe. M. Annan devait se rendre dans un camp de réfugiés en Turquie aujourd'hui avant de se rendre en Iran.

De son côté, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué mardi son intention de dépêcher sur place une équipe d'assistance technique dans neuf camps à la frontière entre la Syrie et la Turquie, qui ont été gérés par les autorités turques jusqu'à présent.

Un porte-parole de l'agence, Adrian Edwards, a souligné lors d'un point presse à Genève, qu'un avion transportant 1.600 tentes et 1.400 couvertures est arrivé en Turquie mardi et que le travail de distribution sera fait en coopération étroite avec le Croissant rouge turc et les autorités turques.

A ce jour, l'ONU a enregistré 24.564 réfugiés syriens en Turquie, 10.112 au Liban, 7.021 en Jordanie et 792 en Iraq.