Haïti : trois Casques bleus rapatriés suite une affaire d'abus sexuel

Véhicules blindés de la MINUSTAH.
MINUSTAH
Véhicules blindés de la MINUSTAH.

Haïti : trois Casques bleus rapatriés suite une affaire d'abus sexuel

Trois Casques bleus pakistanais de la Mission des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) ont été renvoyés dans leur pays après avoir comparu devant une cour martiale pakistanaise pour l'abus sexuel d'un garçon haïtien de 14 ans, a dit un porte-parole de la Mission.

Les trois Casques bleus faisaient partie de l'unité de police pakistanaise de la MINUSTAH qui est basée dans la ville des Gonaïves au nord du pays.

Le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a expliqué aux journalistes à New York que selon les autorités pakistanaises, les « personnes coupables seront punies, renvoyées de l'armée 'pour manquement à l'honneur' et devront purger une peine de prison qui commencera dès leur retour sur le sol pakistanais ». « L'ONU suit l'affaire avec les autorités pakistanaises pour examiner les détails formels des procédures et pour assurer un suivi approprié », a-t-il ajouté.

La MINUSTAH a expliqué qu'un haut responsable pakistanais s'était rendu en Haïti la semaine dernière pour rencontrer les autorités haïtiennes et les informer sur le fait qu'un procès en cour martiale à Port-au-Prince ce mois-ci, en accord avec la loi nationale pakistanaise, avait déclaré coupables les Casques bleus.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a mis en place une politique de 'tolérance zéro' pour les abus sexuels et l'exploitation sexuelle par des Casques bleus. Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a souligné que cette question était prioritaire et méritait la plus grande attention.

La MINUSTAH, qui compte environ 12.000 casques bleus, est déployée en Haïti depuis 2004 quand l'ancien Président haïtien Jean-Bertrand Aristide s'est exilé dans un contexte de troubles violents dans le pays.