Libye : l'ONU persuadée que le pays est sur le chemin de la démocratie

29 février 2012

Le Représentant spécial de l'ONU en Libye, Ian Martin s'est dit persuadé mercredi que le pays sera capable de surmonter les difficultés actuelles et poursuivre le chemin vers les objectifs fixés lors du début de l'insurrection il y a un an.

Le Représentant spécial de l'ONU en Libye, Ian Martin, s'est dit persuadé mercredi que le pays sera capable de surmonter les difficultés actuelles et poursuivre le chemin vers les objectifs fixés lors du début de l'insurrection il y a un an.

« C'est évident que le peuple libyen est impatient d'avancer dans la transition vers la démocratie, et leur principale attente des Nations Unies est un soutien pour y arriver », a déclaré M. Martin au Conseil de sécurité via un lien vidéo depuis Tripoli. En plus d'être Représentant spécial du Secrétaire général, M. Martin est le chef de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL).

M. Martin a remarqué que le pays a commencé la mise en œuvre du cadre de préparation des premières élections libres en Libye depuis plus de 40 ans. La loi d'administration électorale a été adoptée ainsi que la loi électorale, et la Haute commission électorale nationale a été nommée.

« Comme tous les cadres électoraux, le système parallèle est un compromis entre des visions et des intérêts concurrents, mais nous jugeons que la loi constitue un fondement raisonnable pour l'élection au Congrès national, même si ce système comporte plusieurs imperfections et manques », a fait savoir M. Martin.

Les membres du Congrès national qui devraient être élus d'ici la fin du mois de juin, devront rédiger la nouvelle constitution pour la Libye, où l'ancien dictateur Mouammar Qadhafi a régné pendant 40 ans jusqu'à ce qu'il soit chassé du pouvoir par une insurrection populaire l'année dernière.

Selon M. Martin, une « évolution positive » de la situation sécuritaire en Libye est nécessaire pour assurer le bon déroulement des élections. « Les autorités libyennes reconnaissent que leur plus important défi est de trouver une solution concernant l'avenir des combattant révolutionnaires et le grand nombre d'armes en circulation, ainsi que la création d'institutions sécuritaires professionnels de l'Etat sous contrôle civil ».

Le Représentant spécial a ajouté que le gouvernement qui a désormais été en place pendant trois mois et le Premier ministre Abdurrahim El-Keib font face « à des défis immenses et un héritage lourd de l'ancien régime ». Parmi les priorités du gouvernement se trouvent la migration illégale, le trafic, le contrôle des frontières, la prolifération des armes et la nécessité de révoquer des pratiques légales de discrimination contre les minorités afin d'arriver à une réconciliation nationale.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.