Ban Ki-moon demande à la chef de l'humanitaire de l'ONU d'aller en Syrie

Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la chef de l'humanitaire des Nations Unies, Valerie Amos
Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la chef de l'humanitaire des Nations Unies, Valerie Amos

Ban Ki-moon demande à la chef de l'humanitaire de l'ONU d'aller en Syrie

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé à la chef de l'humanitaire des Nations Unies, Valerie Amos, de se rendre en Syrie pour évaluer la situation humanitaire, alors que la répression des autorités syriennes contre un soulèvement populaire se poursuit.

M. Ban, qui se trouve actuellement en visite à Londres, a souhaité que cette visite soit aussi l'occasion pour Mme Amos de « renouveler l'appel à un accès humanitaire », a précisé le porte-parole du Secrétaire général à des journalistes.

Mme Amos et d'autres hauts responsables de l'ONU ont demandé à plusieurs reprises aux autorités syriennes de faire cesser la violence et d'autoriser les travailleurs humanitaires à avoir accès aux personnes dans le besoin.

Des milliers de personnes, la plupart des civils, ont été tuées depuis le début du soulèvement il y a bientôt un an.

Lors de son séjour à Londres, Ban Ki-moon a rencontré le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El-Araby, avec qui il a discuté de la mise en œuvre de la résolution adoptée la semaine dernière par l'Assemblée générale des Nations Unies et qui exige la fin de la répression. Ils ont notamment discuté de la nomination d'un Envoyé spécial.

Lors de la rencontre, Ban Ki-moon a répété qu'il restait très préoccupé par les conséquences humanitaires de la violence.

Le Secrétaire général de l'ONU a également rencontré à Londres le Ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, avec qui il a discuté notamment de la situation en Syrie. Ban Ki-moon a salué le rôle de la Turquie pour trouver une solution à la crise et pour fournir une assistance aux réfugiés.

Pour sa part, la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a condamné le meurtre d'un journaliste syrien, Mazhar Tayyara, le 7 février dans la ville de Homs.