Myanmar : un expert salue les réformes, avertit des risques de retour en arrière

Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Tomas Ojea Quintana.
Le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Tomas Ojea Quintana.

Myanmar : un expert salue les réformes, avertit des risques de retour en arrière

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains au Myanmar, Tomás Ojea Quintana, a estimé que la récente vague de réformes a d'ores et déjà eu un impact positif dans le pays et pour la population. Il a toutefois averti que des défis sérieux demeuraient et qu'il faudrait les résoudre pour améliorer la situation des droits de l'homme au Myanmar et pour consolider la transition démocratique.

« Il y a un risque d'un retour en arrière qui mettrait en péril les progrès obtenus jusqu'à présent. A ce moment crucial de l'histoire du pays, des mesures doivent être prises de façon durable et approfondie pour accélérer les changements », a déclaré M. Quintana à la fin de sa cinquième visite dans le pays.

« Le fait d'avancer ne veut pas dire oublier ou excuser ce qui c'est produit dans le passé. Il faudrait assumer l'histoire récente du Myanmar et reconnaître les violations que le peuple a dû endurer pour arriver à la réconciliation nationale et pour éviter de nouvelles violations », a-t-il ajouté.

L'expert a indiqué que les élections qui auront lieu le 1er avril au Myanmar seront un test clé pour mesurer la volonté de réformes du gouvernement. Durant sa visite de six jours, il a rencontré plusieurs ministres, des membres du Parlement, le Procureur en chef, le Président de la Cour suprême, et des représentants de la Commission électorale.

Il s'est également entretenu avec la chef de l'opposition Daw Aung San Suu Kyi, les membres de la nouvelle Commission des droits de l'homme. Enfin, il s'est rendu à la prison d'Insein où il a rencontré trois prisonniers politiques.